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Full text of "Compte rendu de la séance publique annuelle de l'Académie de pharmacie tenue à la Faculté de pharmacie de Paris le 8 janvier 1958"

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COMPTE RENDU 

DE LA 

SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 

DE 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

TENUE 

A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS 

Le 8 Janvier 1958 


¥ 



LONS-LE-SAUNIER 

MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR 

1958 







COMPTE RENDU 


DELA 


SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 


L ACADÉMIE DE PHARMACIE 









COMPTE RENDU 

DE LA 

SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE 

DE 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

TENUE 

A LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE PARIS 
Le 8 Janvier 1958 



LONS-LE-SAUNIER 

MAURICE DECLUME, IMPRIMEUR 


1958 








LISTE DES MEMBRES 
de l’Académie de Pharmacie 

au 1 er janvier 1958 (1). 


MEMBRES RÉSIDANTS — 60. 


et adresses. 


Mai 1933 Veli.uz (L.), I)' Sc., PM, PHV, 18, rue Pierre-Curie, Paris (V e ). 

Juillet 1933 Tabart (E.), 63, rue Denis-Gogue, Clamart (Seine). 

Juillet 1934 Cuny (L.). D” Sc., 54, faubourg Saint-Honoré, (VIH.'). 

Avril 1937 Souèges (R.), Membre de l’Institut, D e Sc„ PA, 29 ter, rue de 

Saint-Quentin, Nogent-sur-Marne (Seine). 

Avril 1938 Debucquet (L.), PM, PHV, 34, avenue de Provence, 

Antony (Seine). 

Mai 1938 Prevet (F.). D r Se., D r Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X'). 

Mai 1940 Chevmoi. (J.), P FM, PH, Hôtel-Dieu, Parvis Notre-Dame (IV”). 

Octobre 1940 Nerveux (F.). D r Ph.. 14, place Denfert-Rochereau, (XIV e ). 

Avril 1941 j ANOT (M.-M.), PFP, MAM, 5, rue Michelet, (VI”). 

Juin 1941 Julien (L.). D r Ph., 105, rue de Rennes, (VI e ). 

Mai 1942 Guii.lot (M.), PFP, PH, 191, Avenue du Maine, (XIV e ). 

Juillet 1942 Gueudet (A.), 99, boulevard Péreire, (XVII e ). 

• Juin 1943 Schuster (G.), D r Ph., 3, avenue de la République, 

Villejuif (Seine). 

Janvier 1944 Valette (G.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Juillet 1944 Gautier (J. A.). PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Novembre 1944 Aurousseau (L.), 8, rue Théodule-Ribot, (XVII e ). 

Janvier 1945 Gf.stkai: <P.), D 1 Sc., 1, rûe Bosio, (XVI e ). 


(1) Abréviations : MAM, Membre de l’Académie nationale de Médecine ; MCAM, 
Membre correspondant de l’Académie de Médecine : MFP, Maître de Conférences 
a la Faculté de Pharmacie ; MCEMP, Maître de Conférences à l’Ecole de Mé¬ 
decine et de Pharmacie ; PA, Pharmacien des Asiles de la Seine ; PCF, Pro- 
jesseur au Collège de France ; PFM, Professeur à la Faculté de Médecine ; PFP, 
Professeur à la Faculté de Pharmacie ; PH, Pharmacien des Hôpitaux ; PM, 
Pharmacien militaire ; PAV et PHV, Professeur agrégé et Professeur honoraire 
au Val-de-Grâce : PU, Professeur à l’Université ; PFMP, Professeur à la Faculté 
?. e . Médecine et de Pharmacie ; PCAM, Professeur au Conservatoire des Arts et 
Métiers ; PEMP, Professeur à l’Ecole de Médecine et de Pharmacie ; PIHE, 
professeur à l’Institut des Hautes-Etudes ; PMHN, Professeur au Muséum d’His- 
joire Naturelle : PFCMP, Professeur à la Faculté catholique de Médecine et de 
Jharmacie ; PCM, Pharmacien Chimiste de la Marine ; PTC, Pharmacien des 
troupes Coloniales : D' 1 Sc., Docteur ès Sciences ; D r P,h., Docteur en Pharma- 
: Dr M„ Docteur en Médecine; D.E.H.E., Directeur à l’Ecole pratique des 

nautes-Etudes. 





— 6 — 



Juin 1945 


Juin 1945 

Juillet 1945 

Novembre 1945 

Janvier 1946 

Juin 1946 

Novembre 1946 

Juin 1947 

Octobre 1947 

Octobre 1947 

Avril 1948 

Juin 1948 

, Juillet 1948 

Mai 1949 

Juillet 1949 

Mars 1950 

Mai 1950 

Juillet 1950 

Décembre 1950 


Noms et adresses. 


MM. 

Griffon (H.), PHV, Directeur du Laboratoire de Toxicologie, 
2, place Mazas, (XII e ). 

Vaille (Ch.), D r Ph., 69, boulevard Beauséjour, (XVI e ). 1 

Courtois (J. E.), PFP,-PH, 1, rue Chardon-Lagache (XVI e ). 

Jarrousse (J.), D e Sc., 24, rue du Commandant-Jean-Duhail, 
Fontenay-sous-Bois (Seine). 

Paris (R.), PFP, 16, rue Paul-Appell, (XIV e ). 

Joffard (R.), D r Ph., 18, place d’Italie, (XIII e ). 

Poulenc (P.), D r Sc., 28, avenue d’Eylau, (XVI e ). 

Raoul (Y.), PFP. 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

-Finellf. (E.), PTC , 7, rue Léon-Vaudoyer, (VII e ). 

Harlay (V.), PH, Hôpital Boucicaut, 78, rue de la. Convention, 
(XV e ). 

Aiinai. (F.), Président honoraire du C.NOP, 4, avenue Ruysdaël, 
(VIII e ). 

Domange (L.), PFP, 9, rue du Château, Bourg-la-Reine (Seine). 

Truhaut (IL). PFP. PA, 4. avenue de l’Observatoire, (VI e ). , 

Lachaux (M.), D r Ph., 5, avenue de la Belle Gabrielle, Fon¬ 
tenay-sous-Bois (Seine). 

Quevauviller (A.), PFP, 2, rue du IA C 1 Déport, (XVI e ). 

Vigneron (M.), 34, quai de Béthune, (IV e ). 

Delà ville (M.), DEHE, 9, boulevard Malesherbes, (VIII e ). 

Rolland (P.), Dr M., 43, avenue de la République, Bourg-la- 
Reine (Seine). 


Avril 

Juin 

Juillet 

Octobre 

Novembre 

Décembre 

Juillet 

Novembre 

Mars 

Mai 

Juillet 

Mai 

Octobre 

Mai 

Octobre 

Décembre 

Juillet 

Octobre 

Juillet 

Novembre 


1951 PÉRONNET (M.), PHV, 116, avenue J.-d’Estienne-d’Orves, 1 Join- 
ville-le-Pont (Seiné). 

1951 David (L.), 49, rue de Bitche, Courbevoie (Seine). 

1951 Morette (A.), PFP, 148, boulevard du Montparnasse. (XIV e ). 
1951 Lagarce (F.), D r 'Ph., 13, place de la Nation, (XI e ). 

1951 Lambin (M Ile S.), PFP, 15, rue Saussier-Leroy, (XVII e ). 

1951 Chaigneau (M.), D r Ph., 14, avenue Jacques-Jézéquel, Vanves 

(Seine). 

1952 Mestre (R.), D e M., D e Ph., 18, rue de Tilsitt, (XVII e ). 

1952 Dillemann (G.), MCEMP, 42, rue Henri Barbusse, (V e ). 

1952 Desbordes (J.),-D r Ph., 34 bis, rue de Longchamp, Neuilly- 

sur-Seine (Seine). 

1953 Leprestre (L.), Dr Ph., 12, rue de Strasbourg, (X e ). 

1953 Cavier (R.), PFP, PA, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). i 

1953 Choay (M.), 48, avenue Théophile-Gautier, (XVI e ). 

1954 Crêté (P.), PF’P, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

1954 Jequier (R.), Dr Ph., 84, avenue de Marinville, Saint-Maur 

(Seine). 

1955 Piette (M.), MFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

1955 Reusse (J.), Dr Ph., 48, rue des Petites-Ecuries, (X e ). 

1955 Kerny (M.), PM, 14, boulevard Saint-Germain, (V e ). 

1956 Fabre (A.), D e Sc., 4, rue Richer, (IX e ). 

1956 Moreau (R.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

1957 Coirre (P.), 9, avenue de Breteuil, (VII e ). 

1957 Marcelli (J.)„ PCM, 15, villa Aublet, (XVII e ). 

1957 Bouvet (P.), D e Sc., 5, rue de Laborde, (VIII e ). 




— 7 — 



1904 1931 

1904 1931 

1909 1935 

1911 1937 

1913 1938 

1914 1939 

1914 1939 

1920 1945 

1920 1945 

1920 1945 

1921 1946 


1921 1946 

1921 1946 

1923 1948 

1923 1948 

1923 1948 

1925 1950 

1925 1950 

1926 1951 

1926 1951 

1926 1951 

1927 1952 

1927 1952 

1929 1954 

1930 1955 

1930 1955 

1931 1956 

>931 1956 

1931 1956 


MEMBRES RÉSIDANTS HONORAIRES. 

MM. 

Hérissey (H.), PFP, PH, MAM, 41, boulevard Raspail, (VIP). 
Dumesnil (E.), D" Ph., 10, rue du Plâtre, (IV"). 

Guillaumin (A.), D r Ph., 13, rue du Cherche-Midi, (VI e ). 

Delépine (M.), Membre de l’Institut, PCF, PH, MAM, 10 bis, bou¬ 
levard de Port-Royal, (V e ). 

André (EJ, PH, 3. avenue Lycée-Lakanal, Bourg-la-Reine (Seine). 
Bernier (R.), D 1 Ph., Il, rue Mansart, (IX e ). 

Lebeau (P.), Membre de l’Institut, PFP, 9, avenue de Verrières, 
Massy (Seine-et-Oise). 

Lantenois (M.), D'' Ph., 12, rue Alexis-Durand, Fontainebleau 
(Seine-et-Marne). 

Fabre (R.), Membre de l’Institut, PFP, PH, MAM, Hôpital Necker, 
149, rue de Sèvres, (XV e ). 

Radais (M.), PFP, MAM, 12, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 
Buisson . (A.), Membre de l’Académie Française, Secrétaire Per¬ 
pétuel honoraire de l’Académie des Sciences morales et 
politiques, 105, avenue Henri-Martin, (XVI e ). 

Pènau (H.), D‘ Sc., MAM, 116, boulevard Raspail, (VI e ). 

Fleury (P.), PFP, PA, MAM, 9, boulevard Diderot (XII e ). 

Bouvet (M.), IP Pli., 4, rue Thénard, (V e ). 

Picon (M.), PFP, PII, 4, avenue de l’Observatoire (VI e ). 

Bailly (O.), D' Sc., 134, boulevard Saint-Germain (VI e ). 

Weitz (R.), D’ M., 93, boulevard Saint-Germain, (VI e ). , 
Gbigaut (A.), D' M., 43. rue du Colisée,.(VIII e ). 

Aubry (A.), D' Ph.. 23, rue des Blagis, Bourg-la-Reine (Seine). 
Masure (M.), PFP, PH, 4, avenue de l’Observatoire, (VI e ). 

Lecoq (R.), D 1 ' Sc., D r Ph., 8, Place de l’Odéon, (VI e ). 

Launoy (L.), PFP, MAM, 28, Cours Albert 1 er , (VIII e ). 

Martin (F.), D r Ph., 6, place Denfeçt-Rochereau, (XIV e ). 

Liot (A.), D‘ Ph., Pharmacie Centrale de France, 379, avenue 
Wilson, La Plaine-Saint-Denis (Seine). 

Hazàrd (RJ, PFM, MAM, PH, 1, rue Cassini (XIV e ). 

Lormand (C.), 67, boulevard des Invalides, (VII e ). 

Boinot (G.), D’ Ph., 52, rue La Bruyère, (IX e ). 

Bedel (CJ, PFP, 3, Grande Rue, Montrouge (Seine). 

Delaby (R.), PFP, MAM, 22, boulevard Saint-Michel, (VI e ). 


"«f MEMBRES ASSOCIÉS — 10. 

MM. 

1935 Bertrand (G.), Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 61, 
boulevard des Invalides, (VIP). 

1937 Dufiiaisse (CJ, Membre de l’Institut. PCF, 50, boulevard de l’Hôpital, 

(XIII e ). 

1947 Binet (LJ, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 83, bou¬ 
levard Saint-Germain, (VI e ). 

1947 Bruneau (PJ, 17, rue de Berri, (VIII e ). 

1947 Tréfouel (JJ, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine, 28, 

rue du Docteur-Roux, (XV e ). 

1948 Donzelot (PJ, Directeur général au Ministère de l’Education Nationale, 

31, rue de Bellechasse, (VIP). 

1948 Roche (JJ, Membre de l’Académie de Médecine, PCF, place Marcellin- 
Berthelot (V e ). 

1950 Courrier (RJ, Membre de l’Institut, Secrétaire perpétuel de l’Acadé¬ 
mie des Sciences, Membre de l’Académie de Médecine, PCF, place 
Marcellin-Berthelot (V e ). 

1957 Bénard (HJ, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine, 11 bis, 
rue Gozlin, (VI e ). 



MEMBRES CORRESPONDANTS NATIONAUX — 120. 


MM. 

Angibeau (M.), D r M., 2, place du Ma- 
réchal-Foch, Saintes (Charente-Mari¬ 
time), 1945. 

Badinand (A.), PFMP, 8, avenue Roc¬ 
kefeller, Lyon (Rhône), 1957. 

Balansard (J.), PFMP, PH, 36, rue de 
la Bibliothèque, Marseille (Bouches- 
du-Rhône), 1951. 

Balâthe (P.), PFMP, Lille (Nord), 1946. 

Beauvisage (L.), D r Ph., D r Sc., 27, 
boulevard de Courtais, Montluçon 
(Allier), 1923. 

Bezanger-Beauquesne (M mo L.), PFMP, 
rue Courtois, Lille (Nord), 1956. 

Blanc (P.), PFMP, PH, Toulouse (Hau¬ 
te-Garonne), 1945. 

Blanquet (M" w L.), PFMP, Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme). 1947. 

Bogros (J.), 7, rue Blatin, Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme), 1955. 

Bonvalet (M.), PEMP, 123, place Beau- 
voisine, Rouen (Seine-Maritime), 
1947. 

Bourgeois (L.), D r Ph., 4, rue de la 
République, Orléans (Loiret), 1945. 

Bridon (E.), D 1 ' Ph., 27, rue Victor- 
Hugo. Mâcon (Saône-et-Loire), J931. 

Brustier (V.). PFMP, Toulouse (Haute- 
Garonne), 1945. 

Camboulives (P.), D r Ph., rue Timbal, 
Albi (Tarn), 1914. 

Canals (E.), MCAM, PFP, Montpellier 
(Hérault), 1928. 

Casïagnou (R.), PFMP, PH, rue' Ley- 
teire, Bordeaux (Gironde), 1955. 

Caujolie (F.), MCAM, PFMP, Toulouse 
(Haute-Garonne), 1947. 

Chambon (M.), PFMP, PH, Lyon 
(Rhône), 1945. 

Chapheau, PCM, 3, av. Octave-Gréard, 
Paris (VIP), 1937. 

Charnot (A.), D r Ph., MCAM, 4, rue 
Président-Berge, Rabat (Maroc), 1950. 

Chatron (M.), D' Ph., 150, rue de la 
République, Montluçon (Allier), 1946. 

Chelle (L.). MCAM, PFMP, Bordeaux 
(Gironde), 1924. 

Choay (A.). Dr M„ (Frère Marie Luc 
de l’Assomption), Couvent des Car¬ 
mes, 99, rue des Stations, Lille 
(Nord), 1SJ35. 

Corbin (J.), PCM, 4, rue Dufrenoy 
(XVI-), 1946. 

Cordier (P.), PFP, 2, rue St-Georges, 
Strasbourg (Bas-Rhin), 1939. 

Cormier (M.), PFMP, PH, Rennes (Ille- 
et-Vilaine), 1945. 


MM. 

Costy (P.), PEMP, 110, rue de Falaise, 
Caen (Calvados), 1947. 

Couillaud (J.), PM, D r Pli., Marseille 
(B.-du-Rhône), 1935. 

Cribier (J.), D' Ph., 19, rue de la Répu¬ 
blique, Orléans (Loiret), 1924.. 

Crouy (L.), D' Ph„ 72, rue d’Albuféra, 
Vernon (Eure), 1937. 

Danet (R.), D r Ph., 24, rue St-Guil- 
laume, St-Brieuc (Côtes-du-Nord), 
1951. 

Dastugue (G.), PFMP, PH, Clermont- 
Ferrand (Puj'-de-Dôme), 1947. 

Dehaussy (E.), D>- Ph., 50-52, rue 

Nationale, Lille (Nord), 1953. 

Dehay* (Ch.), PFMP, 25, avenue Foch, 
Marcq-en-Baroeul (Nord), 1951. 

Delphaut (J.), PFMP, 92, rue Auguste- 
Blanqui, Marseille (B.-du-R.), 1954. 

Diacono (IL), MCAM, PIIIE de Tunis, 
17, rue Charles, de Gaulle, Tunis 
(Tunisie), 1935. 

Diesnis (M.), D r Ph., 31, avenue du 
Maréchal-Focli, Nice (A.-M.), 1957. 

Dolique (R.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1947. 

Drevon (B.), PFMP, 8, avenue Rocke¬ 
feller, Lyon (Rhône), 1957. 

Duffau (R.), D r Ph., Vernouillet (Seine- 
et-Oise), 1945. 

Dur ille (J.), D> Ph., 31, rue Saint- 
Corneille, Compiègne (Oise), 1946. 

Duquénois (P.), PFP, 2, rue St-Georges, 
Strasbourg (Bas-Rhin), 1946. 

Fandre (A.), D r Ph., Villa «La Ramu¬ 
re », avenue du Bois, Nice-Carabacel 
(Alpes-Maritimes), 1950. 

Feiitry (R.), PEMP, PH, Caen (Cal¬ 
vados), 1954. 

Fleury (G.), D r Sc., D r Ph., 242, bou¬ 
levard de la Plage, Arcachori (Gi¬ 
ronde), 1935. 

Fouchet (A.), PEMP, 9, place Sainte- 
Croix, Angers (Maine-et-Loire), 1947. 

Four ment (P.), PFMP, Alger (Algé¬ 
rie), 1955. 

François (M» f M.-Th.), PFP, 5, rue du 
Recteur-Bruntz, Nancy (Meurthe-et- 
Moselle), 1945. 

Gélébart (F.), Pli., 5, avenue du 
Général-Leclerc, Etrechy (S.-et-O.), 
1957. 

Gérald (P.), PEMP, 8, rue Pierre-Curie, 
Limoges (Haute-Vienne), 1950. 

Girard (R.), PFMP, Bordeaux (Gi¬ 
ronde), 1945. 





Giroux (J.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1947. 

Godfrin (P.), D r Ph., 5, avenue Wat- 
tcnu, Nogent-sur-Marne (Seine), 1919. 

Golse (J.), PFMP, Bordeaux (Gironde), 
1935. 

Granger (R.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1950. 

Gros (R.), Dr Ph., 13, place Delille, 
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929. 

Guérithault (B.), Dr M., PFMP, 32, 
av. Camus, Nantes (Loire-Atlanti¬ 
que), 1929. 

Guichard (F.), PFMP, Saigon (Indo¬ 
chine), 1950. 

Guillaume (A.), PFP, Strasbourg (Bas- 
Rhin), 1935. 

Guillou (J.), D r Ph., 43, rue Saint- 
Mathieu, Quimper (Finistère), 1945. 

GuimOnd (G.), Dr Ph., 16, rue Jean- 
Jaurès, Vendôme (Loir-et-Cher), 
1925. 

Guvot (R.), 24, rue Castillon, Bordeaux 
(Gironde), 1928. 

Husson (P.), PEMP, Falaise (Calvados), 
1947. 

Jacquemain (R.), PFS, Besançon 
(Doubs), 1947. 

Jaiimon (P.), D r Ph., 10, rue Amilcar, 
Tunis (Tunisie), 1950. 

Jaulmes (P.), MCAM, PFP, Montpellier 
(Hérault), 1947. 

Juillet (A.), MCAM, PFP, 27, rue de 
l'Aiguillerie, Montpellier (Hérault), 
1921. 

Kaïseh (F.), PFP, Nancy (Meurthe-et- 
Moselle). 1947. 

Lapp (Ch.), PFP. Strasbourg (Bas- 
Rhin), 1948. 

Lasausse (E.), PFMP, 1, rue Affre, 
Nantes (Loire-Atlantique), 1924. 

Laurian (P.), Dr Ph., 16, Place.de 
l’Hôtel-de-Ville, Coinpiègne (Oise), 
1946. 

Leclère (A.), 23, rue de Douai, Lille 
(Nord), 1927. 

Lespagnol (A.), MAM, PFMP, Lille 
(Nord), 1946. 

Lestra (H.). PEMP, 18, rue du Docteur- 
Mazet, Grenoble (Isère), 1947u 

Leulier (M.), PEMP, D r Ph., 27, bou¬ 
levard Foch, Reims (Marne), 1951. 

Lohy (R.), D' Sc., 22, avenue du Gé¬ 
néral-Leclerc, Dammarie-les-Lys, (Sei- 
ne-et-Marne), 1950. 


Luciani (J.), D r Ph., 1, avenue de Car¬ 
thage, Tunis (Tunisie), 1948. 

Manceau (P.), PFMP, PM, 62, rue 
Chevreul, Lyon (Rhône), 1931. 

Martin (L.), PEMP, 125, cours Beriat, 
Grenoble (Isère), 1925. 

Massy (R.), PM., D r Ph., 3, rue Jean- 
Ferrandi, Paris (VI-), 1923. 

Mesnahd (P.), PFMP, rue Leyteire, 
Bordeaux (Gironde), 1953. 

Meunier (A.), PFP, PH, Nancy (Meur¬ 
the-et-Moselle), 1947. 

Monnet (R.), PFMP, Nantes (L.-A.), 
1947. 

Monnier (P.), PFP, Montpellier (Hé¬ 
rault), 1953. 

Montignie (E.), *D r Ph., 112, rue de 
Dunkerque, Tourcoing (Nord), 1931. 

Morand (P.), PCM, Hôpital Ste-Anne, 
Toulon (Var), 1951. 

Mousseron (M.), PFS, 8, rue de l’Ecole- 
Normale, Montpellier (Hérault), 
1947. 

Paget (M.), PFCMP, D r Ph., 16, rue de 
Bourgogne, Lille (Nord), 1929. 

Pauchard (Em.l, D r Ph.,'Bernay (Eure), 
1939. 

Paul (R.), PFCMP, 16, rue Georges- 
Guynemer, Versailles (S.-et-O.), 1951. 

PiiCHON (L.), Dr Ph., 15, rue de Noyon, 

■ Amiens (Somme), 1953. 

Pecker (H.), PM., D r Ph., 12, rue Paul- 
Bert, Saint-Mandé (Seine). 1926. 

Perdrigeat (A.), PCM, Aumagne (Cha¬ 
rente-Maritime), 1932. 

Pille (G.), PM, B.P. 3001, Dakar (Sé¬ 
négal), 1956. 

Pinard (P.), 90, boulevard St-Denis, 
Courbevoie (Seine), 1903. 

Pollès (Ch.), PFMP, 16, quai Mon- 
cousu, Nantes (Loire-Atlantique), 
1954. 

Quéré (H.), Dr Sc., D’’ M., PCM, 158, 
rue Saint-Charles, Paris (XV'). 

Quirin -(G.), PEMP, D' Ph., 56, rue 
Cérès, Reims (Marne), 1924. 

Revol (L.), PFMP, PA, Lyon (Rhône), 
1945. 

Richard (F.), Courberie (Mayenne), 
1922. 

Richard (G.), PFP, Recteur de l’Aca¬ 
démie, 10, rue de la Convention, 
Besançon (Doubs), 1947. 

Rimattei (F.), MCAM, PFMP, 92, rue 
Auguste-Blanqui. Marseille (B.-du- 
R.), 1947. 




10 


MM. 

Robin (P.), Dr Sc., 27, rue du Centre, 
Tournus (S.-et-L.), 1921. 

Ronchèse (A.), MCAM, D r Ph., 31, av. 
du Maréchal-Foch, Nice (A.-M.), 
1914. 

Roy (L.), D r Ph., 29, avenue Charras, 
Clermont-Ferrand (P.-de-D.), 1929V 

De Saint-Stéban (G.), D r Ph., 52, rue 
de Poissy, Saint-Germain-en-Laye 
(S.-et-O.), 1924. 

Sartory (R.), PFP, 2, rue Saint-Geor¬ 
ges, Strasbourg (Bas-Rhin), 1947. 

Servant» (L.), D r M., D r Ph.. 28, rue 
Castillon, Bordeaux (Gironde), 1950. 

Sibourü (J.), D' Ph., 28, rue de la 
Darse, Marseille (B.-du-R.), 1954. 

Suard (M.), PEMP, Angers (M.-et-L.), 
1Ô46. 


MM. 

Taiidy (F.), Dr Pli., 1, place Saint- 
Bonnet, Bourges (Cher), 1954. 

Telle (F.), PEMP, 41, avenue Paul- 
Chandon, Epernay (Marne), 1945. 

Tiollais (R.), PFMP, PH, 50, rue Dan¬ 
ton, Rennes (I.-et-V.), 1945. 

Vanhems (G.), D 1 ' M., Dr Sc., D>' Pli., 
72, rue d’Espagne, Bayonne (Bas¬ 
ses-Pyrénées), 1954. 

Vincent (D.), PFMP, 20, rue P.-Bros- 
solette, Toulouse (Haute-Garonne), 
1950. 

Vitte (G,), PFMP, 3, place de la Vies 
toire, Bordeaux (Gironde), 1951. 

Volmah (Y.), MCAM, PFP, Strasbourg 
(Bas-Rhin), 1921. 

Voynnet (R.), Dr Ph., 51, Grande-Rue, 
Lnre (Haute-Saône), 1940. 


MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS — 70 

MM. 

Baggesgaard Rasmussen (H.), professeur de Chimie à l’Ecole supérieure royale 
de Pharmacie, 2, Universitetsparken, Copenhague (Danemark), 1935. 

Béguin (Ch.), D r Ph., place du Marché, Le Locle (Suisse), 1927. 

Berry (H.), doyen du College of,thc Pharmaceutical Society of the Univershy, 
17, Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1947. 

Büchi (J.), D r Sc., directeur de lTnstitut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique 
Fédérale, 25, Clausiusstrasse, Zürich (Suisse), 1951. 

Capra (J. A.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pereira 2979, Montevideo 
(Uruguay), 1950. 

Carranza (F.), doyen de la Faculté de Pharmacie et de Biochimie de l’UhiJev- 
sité de San Marcos, Apartado 1275, Lima (Pérou), 1954. 

Casahès Gil (José), doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie, Diego de Léon, 
22, Madrid (Espagne), 1945. 

Casparis (P.), professeur à l’Institut de Pharmacie • de l’Université de Berne, 
Sahlistrasse, 10 (Suisse), 1931. 

Castille (A.), directeur de l’Institut de Pharmacie, rue Van Even, Louvain (Bel¬ 
gique), 1947. 

Celsi (S. A.), professeur à la Faculté des Sciences de Buenos-Aires, Beigrano 
659, Quilmès (République Argentine), 1953. 

Chalmeta (Alberto), D r Ph., Calle de Granada, 6, Madrid (Espagne), 1935. 

Cignoli (Francisco), D r Ph., professeur de la Faculté de Médecine, Corrientes 
864, Rosario de Santa-Fé (République Argentine), 1931. 

Correia da Silva (A. G.), Dr., professeur à la Faculté de Pharmacie de l’Uni¬ 
versité de Porto, Campo 24 de Agosto, 186 (Portugal), 1954. 

Deleanu (N.), professeur à la Faculté de Pharmacie de Bucarest (Roumanie), 
1935. 

Emmanuel (E.), professeur de Chimie pharmaceutique à l’Université d’Athènes 
(Grèce), 1931. 

Esteve (A.), D r , Avenida Virgen de Montserrat 209, Barcelone (Espagne), 1950. 

Da Fahia (L.), professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, 27. 
rue Camerino, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1947. 




— 11 — 


MM. 

Faurholt (C.), recteur de l’Ecole supérieure royale de Pharmacie, Universi- 
tetsparken, 2, Copenhague (Danemark), 1947. 

Fernandez (0.1, MCAM, Residencia de Profesores, n° 2, Ciudad Universitaria, 
Madrid (Espagne), 1931. 

Flück (H.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Ecole Polytechnique Fédé- 

• raie, Clausiusstrasse 25, Zürieh (Suisse), 1953. 

Fontoura (C.), laboratoire produits pharmaceutiques, Sao-Panlo (Brésil), 1927. 

Forrester (G. P.), 17, Uphill Road, Mill Hill, Londres (Grande-Bretagne), 1925. 

Garnier (M.), MCAM, professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, 
Beyrouth (Liban), 1947. 

Garriço (M. A.), professeur à la Faculté de Chimie et de Pharmacie, Jiron 
Callao, 813, Lima (Pérou), 1951. 

Herlant (L.), professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Bruxelles 
(Belgique), 1931. 

Hôst-Madsen (E;), MCAM, Vesterbrogade, 72, Copenhague V, (Danemark), 1937. 

Houssay (B.), professeur Institut de Biologia e Medicina experimental, Prix 
Nobel, MCAM, Costa-Rica 4185, Buenos Aires (République Argentine), 1948. 

Ishidate (M.), professeur à l’Institut de Pharmacie de la Faculté de Médecine, 
Tokyo (Japon), 1957. 

Jonesco-Matiu (A.), professeur de Chimie pharmaceutique, Mantuleas à 40, 
Rayon Ind. Vlad. Bucarest (Roumanie), 1925. 

Kariyone (T.), department of Pharmacy, Faculty of Medicine, Yoshida-Konoecho, 
Sakyo-ku, Kyoto City, (Japan), 1955. 

Khouri (J.), MCAM, Dr Ph., 2, avenue Fouad-ler, Alexandrie (Egypte), 1900. 

Larose (Alf. F.), doyen de la Faculté de Pharmacie, 2900, boulevard du Mont- 
Royal, Montréal (Canada), 1950. 

Linnell (W. H.), professeur au College of the Pharmaceutical Society, 17, 
Bloomsbury Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929. 

Linneu Prestes, professeur à la Faculté de Pharmacie de Sao-Paulo (Brésil), 
1947. 

Linstead (Sir Hugh), MCAM, D' Ph., The Pharmaceutical Society, 17, Bloomsbury 
Square, Londres W.C.I. (Grande-Bretagne), 1929. 

Lys (P.), professeur à la Faculté de Médecine et Pharmacie, Beyrouth (Liban), 
1947. 

Mackie (H. B.), directeur de l’Ecole de Pharmacie de Brighton, Ravenscraig, 
141 Surrenden Road, Brighton (Grande-Bretagne), 1955. 

Magnin (G.), J. A. Ambrosetti 101, Buenos Aires (République Argentine), 1914. 

Malhado Filho (J.), professeur, membre de l’Académie nationale de Pharmacie, 
rua Sâo Luis, 161, Sao Paulo (Brésil), 1947. 

Mahicq (L.), professeur à l’Institut de Pharmacie de l’Université libre de 
Bruxelles, 50. avenue Roosevelt, Bruxelles (Belgique), 1947. 

Mascherpa (P.), professeur, directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Thé¬ 
rapie de l’Université de Pavie, Piazza Botta, 6, Pavie (Italie), 1955. 

Mingoya (Q.), professeur, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, rue 
Sâo Luis 161, Sao Paulo (Brésil), 1947. 

Mokranjac (M.), professeur à la Faculté de Pharmacie, Cvijiceva 37, Belgrade 
(Yougoslavie), 1953. 

Motawi (M. M.), directeur de la Faculté de Pharmacie de l’Université d’Alexan¬ 
drie, (Egypte), 1955. 

Noble (Ignacio), membre de l’Académie des Sciences médicales et naturelles, 
Rua 12, n“ 463, Vedado Habana, La Havane (Cuba), 1948. 

Ohlsson (E.), MCAM, professeur à l’Institut Pharmaceutique Royal de Stoc¬ 
kholm (Suède), 1935. 

Potjewijd (D r T.). Boschplein 9c, Winschoten (Pays-Bas), 1937. 

Powers (J. L.), Ph. D., président du Comité du Formulaire national, 2215 Cons¬ 
titution Avenue, Washington (U.S.A.), 1947, 



MM. 

Pratesi (P.), doyen de la Faculté de Pharmacie, Pavie (Italie), 1951. 

Putzeys (P.), professeur à l’Inslitut de Pharmacie, 17, avenue Van den Bempt, 
Héverlé (Belgique), 1947. 

Reimers (M. N.), D r Ph., Love Apotek, Aarhus (Danemark), 1903. 

Roldan Guerrero (R.), Pharmacien Général Inspecteur des Services Pharma¬ 
ceutiques de l’Armée de Terre, Garcia Morato 136, Madrid (Espagne), 1953. 
Ruyssen (RD, professeur à l’Institut de Pharmacie, 2, St. Jansvest, Gand (Belgi¬ 
que), 1947. 

Schoofs (F.), professeur émérite à l’Université, 41, rue Louvrex, Liège (Bel¬ 
gique), 1931. 

Seabra (P.), laboratoire de produits pharmaceutiques, 148, rua Ferreira Pontes, 
Tijuca, Rio-de-Janeiro (Brésil), 1931. 

Stainier (C.), professeur à l’Université, Institut Gillchiet. 5, rue Fusch, Liège 
(Belgique), 1947. 

Tobias-Neto (J.), professeur à la Faculté de Pharmacie et de Philosophie rie 
l’Université de Bahia, av. Arau.jo Pinho, 59, Bahia (Brésil), 1927. 

Van Arkel (M" e C. G.), professeur, Laboratorium voor Artsenijbereidkunde der 
Universiteit van Amsterdam, 84, Kloveniersburgwal, Amsterdam (Pays-Bas), 
1947. 

Van Os (D.), professeur à l’Université de Groningen (Pays-Bas), 1937. 
Vivario (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de TUniversité 
de Paris, MCAM, 5, rue Fusch, Liège (Belgique), 1931. 

Vogelenzang (E. H.), professeur à l’Institut de Pharmacie, Hugo de Grootstraat 
32, Leyde (Pays-Bas), 1953. 

Wallis (T. E.), professeur au College ol' tlie Pharmaceutical Society of the Uni- 
versity, 17, Bloomsbury Square, Londres W. C. 1 (Grande-Bretagne), 1947. 
Wallner (R.), prof, honoraire, boulevard Iistonia, Tallin, Reval (Estonie), 1929. 
Wasicky (R.), professeur à l’Université, docteur honoris causa de l’Université 
de Paris, MCAM, 600, rue Maranhao, Sao Paulo (Brésil), 1935. 

Wattiez (N.), MCAM, professeur à l’Université de Bruxelles, 115, avenue Woestc, 
Jette-Bruxelles (Belgique), 1935. 

Weitzel (R.), membre de la Commission de la Pharmacopée Suisse, 20, avenue 
du Léman, Lausanne (Suisse), 1947. 

Wuyts (H.), professeur à l’Université de Bruxelles (Belgique), 1935. 

Zuniga Sanchez Cerrudo (T.), secrétaire perpétuel de l’Académie royale de 
Pharmacie, Campoamor, 18, Madrid (Espagne), 1945. 




Composition du Bureau 
DE LA SOCIÉTÉ ET DE L'ACADÉMIE 


DEPUIS 1803. 


Années présidents (1) 


SECRÉTAIRES 

GÉNÉRAUX 


TRÉSORIERS 


(9> 


1803 Parmentier. 

1804 Parmentier. 

1805 Vauquelin. 

1806 Descemet. 

1807 Parmentier. 

1808 Vauquelin. 

1809 Bouillon-Lagrange. 

1810 Parmentier. 

1811 Guiart, père. 

1812 Boudet, oncle. 

1813 Bouillon-Lagrange. 

1814 Vauquelin (3). 

1815 Derosne. 

1816 Bouriat. 

1817 » 

1818 Cadet de Gassicourt. 

1819 Bouillon-Lagrange. 

1820 ? 

1821 î 

1822 Derosne. 

1823 ? 

1824 Laugier. 

1825 Boullay. 

1826 Robiquet. 

1827 Pelletier. 

1828 Boudet, neveu. 

1829 Serullas. 

1830 Virey. 

1831 Lodibert. 

1832 Robinet. 


Delunel. 


Laugier. 

Derosne. 


Pelletier. 

? 

? 

? 


Boutron. 

Blondeau. 

Robinet. 

Dublanc, jeune. 
SoUBEIRAN. 
Henry, fils. 


Bouillon-Lagrange. 


Sureau. 


Cadet de Gassicourt. 


Robiquet. 




Trusson. 


Moringlane. 


(1) Le président de chaque année étant le vice-président de l’année précé¬ 
dente, il n’a pas été nécessaire de porter les noms des vice-présidents. 

(2) Pour compléter le Bureau, il y a lieu d’indiquer les archivistes : 


Avant 1866. Réveil. 

De 1866 à 1875... Baudhimont. 
De 1876 à 1890... F. Wühtz. 
De 1891 à 1899... Schmidt. 


De 1899 à 1900... Sonnié-Moret. 
De 1901 à 1919... Guinochet. 

De 1920 à 1945... Bourdieh. 
Depuis 1945. Janot. 


(3) Le registre des procès-verbaux de 1814 à 1823 ayant disparu, on n’a pu 
reconstituer complètement, jusqu’ici, la composition du Bureau, en ce qui con¬ 
cerne les présidents et secrétaires annuels, pour les années comprises entre 1815 
et 1823 inclus. 






Années 


TRÉSOKIERS 


1833 Bajet. 

1834 Chéheau. 

1835 Reymond. 

1836 Bussy. 

1837 Dizé. 

1838 Cap. 

1839 Fauché. 

1840 Soubeiran. 

1841 Güibourt. 

1842 Pelouze. - 

1843 Boutron-Charlard. 

1844 Bonastre. 

1845 Frémy, père. 

1846 Vée. 

1847 «.inlhVr de Clnuhry. 

1848 Boutigny. 

1849 Blondeau. 

1850 Hottot. 

1851 Félix Boudet. 

1852 V uaflart. 

1853 Bouchardat, père. 

1854 Cadet-Gassicourt. 

1855 Buignet. 

1856 Dubail. 

1857 Soubeiran. 

1858 Chatin. 

1859 Foy. 

1860 Dublanc. 

1861 Gobley. 

1862 Poggiale. 

1863 Schaeuffèle, père. 

1864 Boudet, fils. 

1865 Robinet. 

1866 Tassart. 

1867 Guibourt. 

1868 Bussy. 

1869 Mayet, père. 

1870 Mialhe. 

1871 Lefort. 

1872 Stanislas Martin. 

1873 Grassi. 

1874 Regnauld. 

1875 Planchon. 

1876 Coulier. 

1877 Marais. 

1878 Méhu. 

1879 Blondeau. 

1880 Bourgoin. 

1881 Petit. 

1882 P. Vigier. 

1883 JUNGFLEISCH. 

1884 Marty. 

1885 Sarradin. 

1886 Prunier, 


Chevalier. 
J. Pelouze. 
Cap. 

F. Boudet. 

Hottot. 


Quévenne. 

Desmaret. 

Foy. 

Bouchardat, père. 

Mialhe. 

Buignet. 


Robiquet. 


j Robiquet. 

' Soubeiran. 
Soubeiran. 


Deschami-s. 

Huraut. 
Robiquet, fils. 
Mayet, père. 
Ducom. 

Réveil. 

Paul Blondeau. 
Lefort. 
Regnauld. 
Baudrimont. 
Hottot, fils. 
Léon. Soubeiran. 
A. VÉE. 

Latour. 

Lebaigue. 

Hébert. 

Roussin. 

MarAis. 

Adrian. 

Roucher. 

Coulier. 

Mortreux. 

Bourgoin. 

P. Vigier. 
Duquesnel. 

F. WÜRTZ. 



F. Vigier. 

Marty. 

Guichard. 

Delpech. 

Prunier. 

Boymond. 

Champigny. 

Portes, 


! Buignet 
Planchon. 


Tassart. 




TRESORIERS 


188) Desnoix. 

1888 Delpech. 

1889 G. Bouchardat. 

1890 F. Vigier. 

1891 Moissan. 

1892 Portes. 

1893 Bürcker. 

1894 Boymond. 

1895 Julliard. 

1896 Villiers. 

1897 SONNERAT. 

1898 Bourquelot. 

1899 Leidié. 

1900 Planchon. 

1901 Yvon. 

1902 Guichard. 

1^03 Léger. 

1904 Landrin. 

1905 Béhal. 

1906 Crinon. 

1907 Viron. 

1908 Schmidt. 

1909 Patein. 

1910 Paul-E. Thibault. 

1911 Grimbert. 

1912 Prud’homme. 

1913 Moureu. 

1914 Dumouthiers. 

1915 Guerbet. 

1916 Cousin. 

1917 Georges. 

1918 Choay. 

1919 François. 

1920 Patrouillard. 

1921 Bougault. 

1922 Lafay. 

1923 Vaudin. 

1924 Richaud. 

1925 Hérissey. 

1926 Dufau. 

1927 Gaillard. 

1928 Dumesnil. 

1929 Goris. 

1930 C. Lefevre. 

1931 Fourneau. 

1932 Cordier. 

1933 Sommelet. 

1934 H. Martin. 

1935 Tiffeneau. 

1936 Radais. 

1937 Bourdier. 

1938 Leroux. 

1939 Bernier. 

1940 E. André. 

1941 Lesure. 


l’aul-E. Thibault. Planchon. 
Schmidt. > 

Grimbert. » 

Bourquelot. » 

Léger. » 


Leidié. 

Béhal. 

Patein. 

Viron. 

Guinochet. 

Bocquillon. 

Barillé. 

Moureu. 

Georges. 

Lépinois. 

Guerbet. 

François. 

Bougault. 

Paul-E. Thibault. 

Carette. 

Dufau. 

Gaillard. 

Hérissey. 

Dumesnil. 

Leroux. 

Pépin. 

Guérin. 

Sommelet. 

Tiffeneau. 

Bourdier. 

Bernier. 

Huerre. 

Damiens. 

Ch. Lefebvre. 

Bridel. 

Lantenois. 

R. Fabre. 
Pénau. 
Fleury. 
Laudat. 

M. Bouvet. 
Picon. 

O. 'Bailly. 

Ch.-0. Guillaumin. 

Weitz. 

Bagros. 

Mascré. 

Aubry. 

Rothéa. 

F. Martin. 

R. Lecoq. 
Bruêre, 


Dreyer. 



1(5 — 


innées présidents 


SECRÉTAIRES 

ANNUELS 


1942 .Javillier. 

1943 Lantenois. 

1944 Lebeau. 

1945 Buisson. 

1946 Damiens. 

1947 PÉNAU. 

1948 Fleury. 

1949 Laudat. 

1950 Souêges. 

1951 Bouvet. 

1952 Picon. 

1953 Bailly- 

1954 Weitz 

1955 Grigaut. 

1956 Aubry. 

1957 Mascré. 


Lormand. 

Bedel. 

Lrnoir. 

Courtois. 

Jarrousse. 

Gautier. 

Griffon. 

Joffard. 

Harlay 

Truhaut. 

Quevauvill 


Bougaui-t. 


Lesure. 


Bouvet. 

Guerbet. 


DÉCRET DU 5 SEPTEMBRE 1946 
PORTANT MODIFICATION DU TITRE D’UNE ASSOCIATION 
RECONNUE D’UTILITÉ PUBLIQUE. 

Par décret en date du 5 septembre 1946 (Ministère de l’Intérieur), 
l’association reconnue d’utilité publique dite Société de Pharmacie de 
Paris, dont le siège est à Paris, a été autorisée à prendre le titre d’Aca^ 
démie de Pharmacie. 

(Journal officiel, 7 septembre 1946, p. 7753),; 


COMPOSITION DU BUREAU POUR 1958. 


Président . 

Vice-Président . . . 
Secrétaire général 
Secrétaire annuel 

Trésorier . 

Archiviste . 


MM. R. Lecoq. 

L. Launoy. 

R. Fabre. 

M. Vigneron. 
A. Guerbet. 
M.-M. Janot. 














SÉANCE ANNUELLE 


D E 

L’ACADÉMIE DE PHARMACIE 

tenue le 8 Janvier 1958 


Compte rendu de l’activité de l’Académie de Pharmacie 
pendant l’année 1957. 

par M. M. Làchaux, Secrétaire annuel. 


Monsieur le Président, 

Mesdames, . ' 

Messieurs, 

Mes chers Collègues, 

Toutes les entreprises éprouvent le besoin de faire le bilan de 
[eur activité à la fin de chaque exercice. Notre Compagnie, qui 
n’échappe pas à la règle, a pris pour habitude de confier cette 
tâche à son Secrétaire annuel. 

Je tiens d’abord à remercier ceux qui ont facilité ce travail : 
M. le Doyen Fabre, organisateur infatigable, a mis ou fait mettre 
à ma disposition tous les éléments de ce rapport, mes devanciers, 
d’autre part, ont laissé .de brillants modèles que je ne devrais pas 
avoir grand-peine à iiniter. 

Je vais m’efforcer d’être bref et réclame à l’avance toute votre 
indulgence si d’aventure il m’arrivait de n’être pas complet. 

L’année qui vient de s’.écouler n’a pas été pour nous exempte 
de peines. C’est avec grande tristesse que nous avons appris le 
décès d’un certain nombre de nos collègues : 

MM. Charonnat, Lenoir et Deschiens, membres résidants ; 
Baudouin et Urbain, membres associés ; Bouillot, Leulif.r, 
Galimard, membres correspondants nationaux ; Jermstad et La- 
pointe, membres correspondants étrangers. Notre Président a 
prononcé l’éloge funèbre, de .ces personnalités qui, à des titres 
divers, ont contribué à accroître le renom de notre Compagnie. 





— 18 — 


De nouveaux membres ont été élus cette année : 

Membres résidants : 

M. Coirre, Directeur de Laboratoire pharmaceutique. 

M. Marcelli, Pharmacien Chimiste Général de la Marine. 

M. P. Bouvet, Docteur ès Sciences, Pharmacien Biologiste. 

Membre associé : 

M. Bénard, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Médecine. 

Membres correspondants nationaux : 

M. Badinand, Professeur à la Faculté de Médecine et de Phar¬ 
macie de Lyon. 

M. Diesnis, Docteur en Pharmacie, Directeur de Laboratoire 
de Biologie Médicale à Nice. 

M. Drfjvon, Professeur à la Faculté de Médecine et de Phar¬ 
macie de Lyon. 

M. Gelébart, Pharmacien Colonel en Retraite. 

Membre correspondant étranger : 

M. Ishidate, Professeur à l’Institut de Pharmacie de la Faculté 
de Médecine de l’Université de Tokyo. 

De multiples distinctions ,ont honoré un grand nombre de nos 
Collègues : 

Dans l’Ordre de la Légion d’honneur : M. Donzelot a été 
promu Commandeur, MM. Canaus, Linstead, Nepveux, Paget, 
Pille et Quéré, Officiers, et M. Mesnard a été nommé Chevalier. 

Dans l’Ordre des Palmes académiques : MM. G. Bertrand, 
Delaby, Radais et Volmar ont été promus Commandeurs et MM. 
Moreau et Quevauviller, Officiers. 

Dans l’Ordre de la Santé publique, MM. Janot et Péchon ont 
été promus Officiers et MM. Chaigneau, L. David, Dorique et 
Lapp ont été nommés Chevaliers. 

Dans l’Ordre du Mérite agricole, M. Truhaut a été promu Offi¬ 
cier et MM. Tiollais et Velluz nommés Chevaliers. 

M. Pille a été nommé Chevalier de l’Ordre de l’Etoile Noire. 

M. Duquénois a reçu la Médaille d’argent et M. Schuster, la 
Médaille de bronze du Service de Santé militaire. 

L’Ordre des Pharmaciens d’Italie a offert la Médaille Guareschi 
à M. R. Fabre qui a reçu en outre la Médaille d’Or de l’Université 
de Naples et la Médaille de l’Institut National de Sécurité en 
même temps que M. Delaby. 

De nombreux collègues ont été appelés à de hautes fonctions 
ou distingués par les Sociétés Savantes de France et des pays 
étrangers. 




— 19 — 


M. Arnal a été nommé au Secrétariat d’Etat à la Marine. 

M. Pénau a été élu membre de l’Académie Nationale de Méde¬ 
cine et MM. Garnier et Jaulmes membres correspondants. 

M. Truhaut a été élu membre titulaire de la Société de Biolo¬ 
gie, Vice-président de la Société de Médecine légale et Membre 
du Comité Européen Permanent d’Etudes des risques de toxicité 
à long terme. 

M. R. Fabre a été élu membre d’honneur de la Real Academia 
de Farmacia de Barcelone et de la Société de Pharmacie de Turin. 

M. Valette a été nommé membre d’honneur du Collège des 
Pharmaciens de la province de Québec, M. Paris, membre de la 
Société de Pharmacie de Rio de Janeiro et M. Souèges, membre 
correspondant de la Société de Botanique des U.S.A. 

M. André a obtenu le prix du Docteur et de Madame Henri 
Labbé décerné par l’Académie des Sciences. 

L’Académie Nationale de Médecine a attribué le prix Demarle 
à M. Vaille et le prix Desportes à M. Duquénois. 

M. Gheymol a été nommé Professeur titulaire de la chaire de 
Pharmacologie et Matière médicale de la Faculté de Médecine de 
Paris. 

De nombreux membres de l’Académie ont participé activement 
aux manifestations scientifiques et professionnelles de France et 
de l’étranger. 

M. David a été désigné pour nous représenter au Conseil Na¬ 
tional de l’Ordre des Pharmaciens ; M. Lécoq à la séance solen¬ 
nelle d’ouverture dés XII ' Journées vétérinaires d’Alfort ; MM. R. 
Fabre et Truhaut au IX' Congrès des Sociétés de Pharmacie du 
Sud de la Loire présidé par M"" Blanquet ; une Médaille de l’Aca¬ 
démie a été remise à cette occasion ; M. R. Fabre aux cérémo¬ 
nies du Centenaire de la Société Chimique de France présidées 
par M. Delaby ; l’Académie a fait remettre une Adresse au cours 
de la cérémonie ; M. Vitte, au Congrès annuel de l’Association 
française pour l’Avancement des Sciences qui s’est tenu à Péri- 
gueux : M. Mascré a fait partie du Comité d’honneur au 75" 
anniversaire de la fondation de l’Ecole Supérieure de Physique et 
Chimie Industrielles de la Ville de Paris ; M. Delaby a présidé le 
Comité d’organisation du XVI' Congrès international de Chimie 
pure et appliquée qui s’est tenu à Paris en Juillet dernier. 

MM. R. Fabre, Truhaut et Courtois ont participé aux travaux 
de la XIX" Conférence de l’Union internationale de Chimie pure et 
appliquée dont M. R. Fabre présidait la Section de Chimie appli¬ 
quée. 

M. Truhaut a présenté deux rapports au Symposium sur les 
substances étrangères dans les aliments (Côme, Mai 1957). 

MM. R. Fabre et Truhaut ont présenté un rapport au Congrès 
de Phytopharmacie de Hambourg (Septembre 1957). 



— 20 — 


Plusieurs membres de notre Compagnie ont participé au Con¬ 
grès de la Fédération internationale pharmaceutique à Leyde, 
entre autres MM. Ganals, Guillot et Paris. 

Enfin, M. Guillot a remis une Adresse de l'Académie au IV 
Congrès panaméricain de Pharmacie. 

Plusieurs, conférences ont été prononcées par nos collègues au 
cours de l’année : 

Dans le cycle organisé par la Société de Technique Pharmaceu¬ 
tique, M. Vigneron a traité « Quelques étapes dans la connais¬ 
sance des amino-acides » et M. Guillot « Conditions d’emploi et 
applications des spectromètres enregistreurs ». 

Pendant les Journées Pharmaceutiques 1057, vous avez pu 
entendre : 

M. Bouvet. — Contribution à In connaissance des poteries 
pharmaceutiques. 

M. Cheymol et M 110 Lambin. — Contrôle des préparations à base 
de ferments lactiques. 

M. Courtois. — Les gluçoprotéides en biochimie générale et 
en chimie clinique. 

M. Pénau. — Emploi de microorganismes dans l’industrie des 
fermentations et 

M. Gësteau a fait des démonstrations pratiques. 

Plusieurs Membres de notre Compagnie sont allés faire des 
conférences à l’étranger : M'"° Blanquet à Haïti, MM. Cheymoi. 
et Valette au Canada, M. Courtois en Italie, M. R. Fabre à Tu¬ 
rin et à Naples, M. Guillot au Canada et aux Etats-Unis, MM. 
Quevauviller et Truhaut à Tokyo, M. TrühauT est allé égale¬ 
ment au Vietnam et aux Indes. 

Les hautes distinctions qui ont honoré nos Collègues, leur 
présence dans les manifestations les plus variées en France et 
dans toutes les parties du monde, attestent déjà la vitalité de 
notre Académie, L’examen des comptes rendus de séances va me 
permettre maintenant d’énumérer les activités diverses et d’ana¬ 
lyser les travaux proprement dits qui contribuent au bon renom 
de notre Assemblée. 

Quelques personnalités étrangères ont assisté à nos réunions. 
Outre le Professeur Heidelberger dont je reparlerai plus loin, 
je* citerai M, le Professeur Vivario, M. le Docteur Lopez Guillen 
qui a remis à l’Académie une Adresse de l’Université Nationale 
Majeure de San Marcos, Lima (Pérou) et une délégation de la 
Santé publique Yougoslave. 

Au cours de la séance publique annuelle de Janvier, mon pré¬ 
décesseur à ce poste, M. Quevauviller a fait un compte rendu 
documenté qui a été vivement applaudi. M. Aubry et M. Mascré 



— 21 — 


ancien et nouveau Président, ont prononcé des .discours fort 
appréciés et M. Paris a retracé la vie et l’œuvre scientifique du 
grand pharmacien que fut Eugène Léger. 

L’Académie a décerné les prix suivants : 

Prix de thèses. 

Sciences physico-chimiques (médaille d’or) : M. Jacques 
Grossir. 

Sciences physico-chimiques (médaille d’argent) : M. Jean 
Rabiant. 

Sciences naturelles (médaille d’or) : M. Guy Faugeras. 

Sciences naturelles (médaille d’argent) : M"" Clotilde Carrère. 

Sciences biologiques (médaille d’or) : M. André Archambault. 

Prix Dubail : M. Jean-Paul Girard. 

Prix Landrin : M. Jean-Marie Touchais. 

Prix Vigier : M. Fouze Yeu. 

Prix de l’Association des Docteurs en Pharmacie : M. Jean 
Paineau. 

Prix Prouzergue : M. le Pharmacien capitaine Bernard Dou- 
HAIRIE. 

Prix Choay-Champigny : M. Fernand Pellerin. 

Prix du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens : M. 
Albert Rousselet et M. C. Guérin. 

La seconde séance solennelle a eu lieu le tt Octobre à l’occasion 
des Journées Pharmaceutiques. 

Trois conférenciers ont successivement traité les sujets sui¬ 
vants : 

M. Heidelberger, Professeur à l’Institut de Microbiologie de 
l’Université de Rutgers : 

« Rapport entre constitution chimique et spécificité immuno¬ 
logique ». 

M. Garnier, Professeur à la Faculté Française de Médecine et 
de Pharmacie de Beyrouth : 

« Le problème de 1’lujgiène alimentaire au Liban ». 

M. le Pharmacien Lieutenant-Colonel G. Pille, Phannacien- 
Chef de l’Hôpital Le Dantec à Dakar (Sénégal) : 

« L’homme et le complexe tropical. Quelques aspects nutrition¬ 
nels pratiques ». 

Ces trois conférences ont été suivies avec grande attention par 
l’Assemblée, et notre Président, après avoir félicité les orateurs, 
leur a offert, au nom de l’Académie, la Médaille « Au soulage¬ 
ment de l’humanité ». 

Au cours des dix séances ordinaires que l’Académie a tenues 
dans l’année, deux ouvrages et deux plaquettes ont été présentés : 



— 22 — 


— de M. J.-A. Gautier la 4" série des « Mises au point de Chi¬ 
mie analytique pure et appliquée et cTAnalyse bromatologique ». 

— de MM. R. Fabre, R. Truhaut et M"” M.-T. Regnier : 
« Traitement d’urgence des intoxications ». 

— et de M. Bouvet deux tirés à part consacrés l’un à « Par¬ 
mentier » et l’autre aux « Travaux d’histoire locale de la phar¬ 
macie en France des origines à nos jours ». 

M. H. Mascré a imaginé un appareil automatique destiné aux 
opérations d’extraction en phases liquides dont il nous a exposé 
les avantages. 

Deux films ont été présentés, l’un par M. Coirre, illustrant une 
communication relative à l’extraction d’une substance anti-ulcé¬ 
reuse de l’urine de jument gravide, l’autre par M. Lory sur la 
fabrication des ampoules pharmaceutiques. 

MM. Domange, Valette et Quevauviller ont donné un compte 
rendu des missions qu’ils ont effectuées en Proche-Orient, au 
Canada, au Sud Vietnam et au Japon. 

Enfin, six plis cachetés ont été déposés par MM. le Docteur 
Vintre (n* 73), Huidobro (n° 74), le Docteur Vieili.efosse 
(n° 75), Griffon (n 08 76 et 78), Charonnat et Le Perdriel (n° 77). 

Nous avons entendu un peu plus de quarante communications 
qui peuvent être arbitrairement classées en un certain nombre de 
rubriques : 

Bactériologie. 

M. Malangeau a exposé au nom de M. C. Helleu dans un tra¬ 
vail intitulé « Etude du dosage microbiologique du méso-inositol 
par le test au Neurospora crassa », comment on peut, par simple 
pesée du thalle développé dans des conditions étroitement préci¬ 
sées, déterminer la quantité d’inositol présent dans un milieu 
complexe. 

M. Delaville a montré, au nom de M. S. Mutermilch et de M"“ 
S. Gérard, qu’il est possible, grâce au tréponème de Reiter, de 
mesurer in vitro l’activité des antibiotiques dans le traitement de 
la svphilis (« Action de divers antibiotiques sur le tréponème de 
Reiter »). 

Chimie analytique. 

M. Truhaut a, pour M. C. Dumont, présenté une application de 
la réaction alcalino-pyridinique de Fujiwara aux alcools tertiai¬ 
res acètylèniques halogénés et, singulièrement, au dosage colo- 
rimétrique du bromométhylpentynol. 

M. M. Chaïgneau a étudié la spécificité de la coloration bleue 
donnée par l’acide euchroïque au contact d’une lame de zinc. 

MM. J. Delga et J. Storck ont décrit une technique dé dosage 
du bismuth dans les médicaments par complexométrie directe 
en présence de thiourée comme indicateur coloré, 



— 23 


M. L. Domange et M'" S. Longuevalle ont appliqué une mé¬ 
thode nouvelle : la chromatographie en phase vapeur, à l’analyse 
du mélange de Schleich. La résistance d’un fil de platine placé au 
contact du mélange gazéifié est en relation étroite avec le rapport 
des poids des constituants. 

Chimie organique. 

MM. R. Goutarel, J. Wohlfahrt, F. Percheron et M.-'M. Ja- 
not ont été conduits par leurs recherches, à adopter une formule 
de constitution nouvelle pour Ylbogamine et l’ont comparée à 
celles de l’Ibogaïne, de la Tabernanthine et de l’Iboluteïne, autres 
alcaloïdes de l’Iboga. 

MM. R. Vieillefosse, H. P. Vayson de Pradenne et G. F. Cos- 
terousse ont préparé des alkyl-oxy-éthyl uréthanes en vue de 
leur utilisation comme anesthésiques. 

MM. L. O. BejaR) R. Goutarel, A. le Hir et M.-M. Janot, dans 
une note sur la Geissospermine, ont précisé la formule brute de 
cet alcaloïde et donné les premiers détails de sa structure. 

MM. J. Delga et R. Boulu ont préparé l’acide palmitylascor- 
bique utilisé comme conservateur des graisses alimentaires. Ils 
ont donné ses principales propriétés. 

Cytologie. 

M. G. Deysson a présenté quatre communications relatives à 
des recherches effectuées en collaboration avec M. R. Truhaut 
sur l 'activité antimitotique dans la série des uréthanes. Les 
auteurs ont étudié l’effet de multiples modifications de la molé¬ 
cule sur la mitose des végétaux supérieurs. 

Dans un travail intitulé « Quelques aspects cytochimiques des 
granulocytes basophiles du sang de l’homme, et du lapin », M. et 
M" ,c M. Piette ont comparé la coloration de ces éléments figurés. 
Ils pensent que leur comportement différent est en rapport avec 
l’existence d’héparines variables selon les espèces animales. 

Hydrologie. 

M m “ L. BLANQUEf et M. A. Morette ont examiné la « composi¬ 
tion des eaux et des gaz spontanés de quelques sources thermo¬ 
minérales de Haïti ». Une seule eau présente un intérêt thérapeu¬ 
tique. Sa teneur en hydrogène sulfuré la situe entre les eaux de 
Challes et d’Enghien. 

M. A. Morette; s’est préoccupé « De l’influence possible du dé¬ 
veloppement des fumures artificielles sur la minéralisation des 
eaux souterraines » et a montré qu’on peut redouter une certaine 
pollution des eaux par les engrais. 

Matière médicale. 

M. R. Paris a étudié avec M""' Moysè les meilleurs moyens de 
«caractérisation du Cath ou thé des Abyssins, drogue récem¬ 
ment inscrite au tableau B ». 



— 24 — 


Avec J. G. Denis, il a montré .qu’il est possible, à l’aide de réac-' 
tions colorées et de spectrophotométrie, de déceler le remplace¬ 
ment des variétés officinales de Drosera par des drogues exotiques 
plus ou moins riches en dérivés quinoniques. 

Avec J. L. Bonnet, il a utilisé la chromatographie sur papier 
pour analyser la composition d’une centaine d’espèces de cham¬ 
pignons récoltés dans la région parisienne. 

En collaboration' avec R. Goutarel, il a étudié la composition 
de trois espèces d ’Alchornea africains (Euphorbiacées). L’une 
contient de la yohimbine, ce qui explique les propriétés aphrodi¬ 
siaques attribuées à la drogue. 

M. G. Dillemann a présenté avec R. Paris une note intitulée 
« Essai du Rauwolfia vomitoria Afz. et de quelques espèces afri¬ 
caines voisines» . L’examen microscopique de la structure des 
racines ou la comparaison des ionogrammes de leurs alcaloïdes 
permettent de distinguer R. vomitoria ; par contre R. caffra et 
R. inebrians paraissent être deux espèces identiques. 

Avec R. Paris et P. ChaumelLe il a montré que l’étude anato¬ 
mique des racines ne suffit pas à identifier le Rauwolfia macro- 
phylla. Par contre, l’électrophorèse sur papier de ses alcaloïdes 
permet de le distinguer aisément des autres espèces africaines 
de grande taille. 

Pharmacodynamie — Physiologie. 

De toutes les disciplines, la Pharmacodynamie est celle qui 
nous a valu le plus grand nombre de communications. 

Elle a été particulièrement animée par le regretté professeur 
R. Charonnat qui nous a fréquemment apporté le fruit des re¬ 
cherches qu’il effectuait avec ses collaborateurs. Dans une pre¬ 
mière note présentée par P. Léchât et intitulée : « Les résultats 
de la mesure de l’anesthésie cornéenne en fonction des caracté¬ 
ristiques de l’excitation mécanique utilisée », il a d’abord précisé 
l’importance de la force et de la fréquence' de la percussion pour 
la mesure du phénomène. 

Puis, avec P. Léchât encore, il a montré le rôle antagoniste de 
l’eau (« Recherches expérimentales sur l’antianesthésie dans 
l’anesthésie cornéenne du lapin ») et du rouge de ruthénium 
dans l’anesthésie cornéenne (« Recherches sur la nature chimique 
des récepteurs qui déclenchent l’anesthésie de la cornée du la¬ 
pin »). Cette dernière observation l’incitait à penser que les ré¬ 
cepteurs qui sont à l’origine de l’anesthésie pourraient être de 
nature uronique. 

A la suite de résultats quelque peu divergents de M. Quevau- 
viller et M“ e Garcet il revenait, encore avec P. Léchât dans une 
communication intitulée « Nouvelles recherches expérimentales 
sur l’antianesthésie dans l’anesthésie cornéenne du lapin » sur 
l’antianesthésie qui, à son avis, ne saurait être contestée. 



M. A. Quevauviller el M"' C. Bathellier ont montré que le 
phénomène de rappel de l’anesthésie locale a, au moins en partie, 
une origine périphérique («Le phénomène de rappel de l’anes¬ 
thésie locale peut être mis en évidence, à la périphérie, sur te 
nerf isolé »). 

J’ai parlé plus haut de la communication intitulée « Sur une 
substance anti-ulcéreuse extraite de l’urine de jument gravide » 
présentée par M. P. Coirre et illustrée d’un film. 

Quelles que soient les précautions que l’on prenne avant et 
pendant sa préparation, c’est par l’essai d’innocuité globale du 
produit terminé que la toxicité d’un médicament peut être par¬ 
faitement établie. Telles sont les conclusions d’une note de M lle M. 
Th. Regnier présentée par M. R. Fabre («Essai d’innocuité glo¬ 
bale des médicaments »). 

MM. Y. Cohen et C. G. Schmiterlôw ont étudié, par la méthode 
des autoradiographies, l’élimination et la répartition dans les 
tissus de la souris d’un antiépileptique marqué (« Application 
de Vautoradiographie à l’étude cinétique de la fixation élective 
d’une substance médicamenteuse »). 

M. Lecoq a présenté, en son nom et au nom de P. Chauchard 
et M"" H. Mazoué, une communication sur 1 '« Application de. la 
chronaximétrie vésiculaire à l’étude des cholérétiques et des cho- 
lagogues ». La détermination de la chronaxie vésiculaire pra¬ 
tiquée in situ chez le cobaye permet la discrimination des pro¬ 
priétés cholérétiques et cholagogues des drogues. 

M. A. Quevauviller et M"° O. Blanpin ont comparé Y« Action 
pharmacodynamique des alcaloïdes du Voacanga africana ». 

La Voacamine est un cardiotonique mineur doué de propriétés 
parasympathomimétiques et sympatholytiques. La voacorine a 
un effet cardiotonique nettement plus marqué et présente des pro¬ 
priétés parasympatholytiques et sympatholytiques. 

M. G. Valette a présenté un travail effectué en collaboration 
avec M. Huerre « Sur quelques lests pharmacologiques utilisa¬ 
bles pour l’appréciation du pouvoir de pénétration des différents 
véhicules à travers la peau ». 

En utilisant des substances dont l’effet pharmacologique est 
bien caractérisé (cardiazol, ésérine, testostérone), on peut pré¬ 
parer, à l’aide d’excipients variés, des pommades qui, appliquées 
sur la peau de la souris, du rat ou du poussin, provoquent des 
réactions dont l’intensité permet d’apprécier l’action plus ou 
moins favorisante du véhicule sur la pénétration transcutanée. 

MM. G. Valette et J. Etcheverry ont comparé, par la techni¬ 
que d’AMOUR et Smith, l’action analgésique de la morphine et de 
certains de ses dérivés appliqués sur la peau en solution dans 
le p-cymène. 

Physique. 

M. Guillot a présenté de M. Laroche une communication sur 
le sujet suivant : « Essais de reproduction des anomalies de la 



26 — 


vision des couleurs à l’aide de filtres colorés chez les sujets nor¬ 
maux. Application à la correction des anomalies chez les i anor¬ 
maux ». 

A l’aide de verres colorés du type « écran Wratten » on peut 
corriger parfois la vue de certains sujets inaptes à des examens 
de laboratoire basés sur une discrimination des couleurs. 

Toxicologie. 

On sait que M. R. Truhaut participe activement aux travaux 
des organismes internationaux qui s’occupent de problèmes de 
Toxicologie. Il nous a indiqué les conclusions des experts dans 
une communication intitulée : « L’incorporation volontaire ou 
fortuite de substances étrangères aux aliments. Commentaires sur 
les résolutions récentes de groupes d’experts internationaux. I. 
Substances ajoutées intentionnellement». 

M. A. Morette, frappé par le fait qu’un élément relativement 
toxique, le vanadium, se trouve en proportion notable dans les 
dérivés du pétrole, l’a recherché dans les poussières de l’atmo¬ 
sphère parisienne et dans l’eau de Seine. Les quantités trouvées 
sont importantes et montrent qu’il y a là un facteur de pollution 
de l’atmosphère. («Sur la teneur en vanadium des poussières de 
l’atmosphère parisienne et de Veau de Seine »). 

Trois communications ont été présentées par M. R. Fabre. 
L’une de MM. V. Brustier et G. Pitet : « Application de l’en¬ 
traînement de l’arsenic par lè soufre naissant à son dosage dans 
divers liquides et produits'biologiques ». 

La méthode décrite, applicable à tout produit chimique phar¬ 
maceutique ou biologique susceptible d’être mis en solution 
aqueuse, permet d’éviter la minéralisation et peut se contrôler 
dans chacune de ses phases. 

L’autre, de F. Gaujolee/M 11 " D. Meynier et M. Amin : « Toxi¬ 
cité de l’aldéhyde o-protocatéchique » précise les doses léthales 
et certains effets physiologiques de ce corps. Les dérivés méthylés 
ou éthylés sont beaucoup moins toxiques. 

La troisième, de J. Yonger : « Recherche des barbituriques 
dans les urines ». 

L’auteur extrait le toxique par l’éther à l’aide de l’appareillage 
proposé par F. Jayle pour le dosage des phénolstéroïdes uri¬ 
naires. 

A sept reprises, l’Académie s’est réunie en Comité secret, '■■■ 

Elle a examiné des demandes d’autorisation de pratiquer des 
analyses médicales et d’exonération de la réglementation des sub¬ 
stances vénéneuses. Son avis motivé a été, chaque fois, transmis 
au Ministère de la Santé Publique. 

Un projet de loi relatif à la réglementation de l’exercice de la 
Pharmacie a été discuté. Deux vœux ont été adressés au Minis¬ 
tre de la Santé Publique, l’un pour demander que l’Académie soit 
consultée sur tout projet de loi analogue et l’autre pour protester 



contre le transfert éventuel du Laboratoire National de Contrôle 
des Médicaments en province. 

Enfin les statuts d’un prix annuel de 200.1100 Fr institué par 
le Syndicat Général de la Réglementation ont été acceptés. Ce 
prix sera décerné pour la première fois par l’Académie en 1958. 

Mes chers Collègues, arrivé au terme de ma mission, je tiens à 
vous exprimer mes vifs remerciements pour avoir songé à me la 
confier. C’est un honneur auquel celui qui apporte à vos travaux 
une collaboration bien trop souvent tacite se devait d’être parti¬ 
culièrement sensible. 

Tout au long de l’année, vous avez prouvé par vos activités 
éminemment variées, par vos publications de qualité, que notre 
Académie est un conseiller pour le gouvernement, un guide pour 
notre profession, une tribune où se discutent les multiples aspects 
de la Pharmacie. 

L’assiduité et l’attention de nos membres, les honneurs et les 
distinctions qu’ils reçoivent en France et dans le monde entier 
me paraissent être, en vérité, les preuves concrètes de l’autorité 
de notre Compagnie. 

Puisque nous sommes à la période des vœux, laissez-moi main¬ 
tenant souhaiter que la nouvelle année soit douce pour nos collè¬ 
gues et brillante pour notre activité. La tâche de celui qui va 
maintenant prendre ma place en sera peut-être alourdie. Mais je 
ne redoute pas le travail pour mon ami Maurice Vigneron, car 
je connais son enthousiasme et son dynamisme. 




28 — 


Allocution de M. M. Mascré, 
Président sortant. 


Mes chers Collègues, 

Vos suffrages m’ont porté à la Vice-Présidence de l’Académie en 
1956. Les circonstances m’ont amené à occuper aussitôt le fau¬ 
teuil présidentiel. C’est après deux ans d’exercice, à quelques 
séances près, que je vais le quitter. Je n’abordais pas la prési¬ 
dence sans quëlque appréhension. Je me suis rendu compte, très 
vite, qu’elle était plus facile à exercer que je ne craignais, grâce 
à la sagesse de l’assemblée et à l’attention qu’elle apporte à écou¬ 
ter les communications qui lui sont présentées. J’ai bien été par¬ 
fois plus ou moins embarrassé ; notre Secrétaire général, avec 
une complaisance dont je lui suis reconnaissant, m’a guidé de 
son expérience. 

Vous venez d’entendre le rapport dans lequel notre Secrétaire 
annuel, après avoir évoqué nos deuils, salué les membres nou¬ 
veaux, énuméré les distinctions dont plusieurs d’entre nous ont 
été l’objet, a passé en revuejes communications entendues. Elles 
sont nombreuses et de qualité ; on ne peut manquer d’être frappé 
par leur diversité ; il n’est guère de discipline scientifique qui 
n’ait été mise à contribution pour résoudrq les problèmes variés 
qui intéressent la Pharmacologie proprement dite et aussi les di- . 
vers domaines dans lesquels s’exerce l’activité du Pharmacien. 

Et je voudrais, à ce propos, tenter de faire un rapide tour d’hori¬ 
zon pharmaceutique. 

La très grande majorité de nos confrères tient officine. Leur 
valeur et leur rôle sont trop souvent méconnus par le public, qui 
ne veut voir en eux que des distributeurs de médicaments. Il 
ignore le rôle de conseiller de son pharmacien, qu’il consulte 
pourtant souvent ; il ignore que celui-ci doit vérifier les pres-„ 
criptions, qu’il est personnellement responsable des erreurs. Une 
personnalité spécialement autorisée de par ses fonctions écrivait, 
tout récemment : «Le pharmacien (doit) trouver rapidement la 
solution aux problèmes que lui pose à tout moment la pratique 
de l’officine dans le domaine très compliqué et parfois confus 
d’une réglementation envahissante ». 

A l’exercice de la pharmacie d’officine, le Pharmacien joint 
souvent d’autres activités, parfois se consacre exclusivement à L; 
celles-ci : vente d’appareils d’Optique et d’Acoustique, labora¬ 
toire d’analyses biologiques (chimiques, bactériologiques, sérolo¬ 
giques, hématologiques), Phytopharmacie... Un groupement cor- 





— 29 — 


poratif créé il y a quelques années envisage pour le Pharmacien 
le rôle de conseiller en agronomie et en zootechnie. Et il n’est 
pas du tout excessif de considérer que les produits de beauté, qui 
sont produits d’hygiène, seraient avantageusement soumis à un 
contrôle que pourraient assurer les laboratoires pharmaceuti- 
. ques. 

Enfin, il appartient encore au Pharmacien de réaliser des médi¬ 
caments nouveaux. On sait quel travail considérable cela repré¬ 
sente : invention, préparation, essais de pureté et d’activité du 
produit, complétés en dernier lieu par l’essai clinique. Se pose 
ensuite le problème de la fabrication industrielle, qui n’est pas 
le plus facile à résoudre. A côté des inventeurs, des chercheurs 
de laboratoire, l’industrie a besoin encore d’un cadre de techni¬ 
ciens pour surveiller la fabrication et pour contrôler le produit 
fini. 

Je ne fais que citer, pour mémoire, les Pharmaciens hospita¬ 
liers et les Universitaires. 

Ainsi, bien des carrières, en dehors de l’officine, s’offrent aux 
jeunes pharmaciens. Il les y faut préparer. Gela pose le pro¬ 
blème de l’enseignement pharmaceutique. 

Le premier point à envisager est l’inévitable surcharge des 
programmes, qui rend très lourde la tâche de nos étudiants. C’est 
que nos cours doivent intégrer les progrès scientifiques, enre¬ 
gistrer les découvertes nouvelles. On dit parfois qu’il serait pos¬ 
sible de supprimer de nos enseignements des notions anciennes, 
périmées. Cela ne se peut faire que dans une faible mesure Parce 
que des heures doivent être consacrées à l’étude des antihistami¬ 
niques et des antibiotiques, à la complexométrie, on ne peut écar¬ 
ter entièrement des cours l’étude du formol, de l’eau oxygénée, du 
glycérol, ni celle des dosages pondéi-aux classiques des sulfates 
et des chlorures. Une refonte des programmes est à l’étude ; nul 
ne saurait dire quand ce travail difficile sera achevé. Mais, si les 
quatre années normales de Faculté suffisent à qui veut exercer 
la Pharmacie d’officine, des études complémentaires sont encore 
indispensables à qui veut se spécialiser dans l’un ou l’autre des 
. domaines que je citais tout à l’heure. C’est la raison d’être des 
études complémentaires que sanctionnent des certificats de plus 
en plus nombreux. A leur préparation, nombreux sont les étu¬ 
diants qui consacrent une, voire deux années d’études, après 
l’acquisition du diplôme. 

Il est évident que, dans ces conditions, la tâche du personnel 
enseignant, comme celle des étudiants, devient de plus en plus 
lourde et l’on doit noter au passage qu’à l’enseignement à la Fa¬ 
culté s’ajoutent des missions à l’étranger. 

Il faut encore penser aux difficultés matérielles que posent les 
locaux, le matériel, les crédits. 

Notre Faculté, sous ce rapport, n’est pas la plus défavorisée. 
Une direction, une « gérance » active, énergique, infatigable, a 
permis : l’installation d’amphithéâtres où la totalité des étu- 




— 30 — 


diants peut trouver place, et grâce auxquels divers cours ont pu 
être heureusement dédoublés, — l’amélioration de divers labora¬ 
toires, — une augmentation numérique sensible du personnel 
enseignant. A l’insuffisance des crédits, suppléent, pour une part 
substantielle, les contributions volontaires de divers laboratoires. 

De sorte que l’on peut considérer, sinon avec une entière sa- ■ 
tisfaction, du moins sans trop de pessimisme, l’organisation de 
notre enseignement. 

Malheureusement, l’optimisme n’est plus de mise quand on 
considère les situations professionnelles. Le corps pharmaceuti¬ 
que n’a pas la cote d’amour auprès des pouvoirs publics. II faut 
lutteur pour obtenir le droit de vendre appareils d’optique et 
d’acoustique, et la lutte n’est pas terminée. Notre ancienne pré¬ 
éminence dans l’exercice du Laboratoire, âprement combattue, 
ëst plus que menacée ; on conteste au Pharmacien le droit de 
diriger un laboratoire, le reléguant au rôle d’un technicien, tech¬ 
nicien supérieur peut-être, mais soumis à une direction non phar¬ 
maceutique. D’ailleurs, il est remarquable que nos certificats por¬ 
tent le qualificatif de « techniques ». On impose aux seuls médi¬ 
caments, en période de hausse généralisée, une baisse autoritaire. 
L’industrie pharmaceutique était autrefois au deuxième rang 
des industries exportatrices ; elle occupe maintenant le treizième 
ou le quatorzième... 

Le tableau est sombre. Et la Pharmacie est contrainte à une 
énergique défense. Quel peut être, dans cette lutte, le rôle de 
notre Académie ? Il ne saurait se confondre avec celui de l’Ordre, 
moins encore avec celui des Syndicats. L’Académie est le con¬ 
seiller de la Santé publique pour certaines questions ; elle est 
parfois consultée. Le rôle essentiel qui lui convient consiste, par 
ses travaux, à illustrer la Pharmacie ; c’est par là qu’elle peut 
utilement contribuer à la défendre, en maintenant son prestige 
scientifique et son autorité intellectuelle et morale. Je ne doute 
pas qu’elle continue à le faire. Ce n’est pas un vœu que j’émets ; 
c’est une certitude que j’exprime. 

Mes chers Collègues, je vais dans un instant quitter la prési¬ 
dence que vous m’aviez confiée et dont j’apprécie tout l’honneur. 
J’invite notre Collègue Lecoq à prendre la présidence, le Profes¬ 
seur Launoy à occuper le fauteuil du Vice-Président, M. Vigne¬ 
ron à prendre la plume du Secrétaire annuel. 

Et, en terminant, j’adresse au Corps pharmaceutique tout en¬ 
tier mes vœux pour la sauvegarde, je ne dirai pas de ses privi¬ 
lèges, mais de ses prérogatives menacées. 




— 31 


Allocution de M. R. Lecoq, 
Président pour 1958. 


Mes chers Collègues, 

Appelé par vos suffrages à la présidence de cette Académie, il 
m’est agréable de vous remercier du grand honneur que vous me 
faites et dont j’apprécie toute la valeur. Je ferai de mon mieux 
pour suivre la tradition des anciens présidents et, mon prédéces¬ 
seur le professeur Mascré — dont depuis longtemps j’apprécie la 
franchise et la droiture — m’ayant quelquefois déjà prié de 
prendre sa place, j’espère ne pas m’en montrer trop indigne. J’au¬ 
rai d’ailleurs, près de moi, pour me conseiller, la voix autorisée 
de notre dévoué Secrétaire général, dont la compétence (même 
loin au delà de nos frontières) est indiscutée. Et je sais que je 
puis aussi compter sur notre nouveau Vice-Président et mon com¬ 
patriote, le professeur Launoy. 


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, 

La tradition veut que le Président traite devant vous, chaque 
année, une question d’actualité ; tenant compte de mes goûts per¬ 
sonnels, j’ai, choisi, comme sujet : « Ln Biologie et le Pharma¬ 
cien ». 

Dénonçant, en 1939, le danger que présenterait pour la profes¬ 
sion une limitation du nombre des étudiants en pharmacie, 
j’écrivais dans le Bulletin des Sciences Pharmacologiques : « Le 
malthusianisme pharmaceutique actuellement préconisé risque 
rapidement de nous mettre en état d’infériorité vis-à-vis des 
autres diplômés. 

....Il faut que les étudiants apprennent à diriger leurs regards 
hors de l’officine... La qualité de notre diplôme est un atout cer¬ 
tain et il faut en proclamer la valeur ». Dans un autre para¬ 
graphe, je précisais : « ...sans doute, le médecin est autorisé à 
faire du laboratoire ; mais est-ce à dire qu’il est supérieur au 
pharmacien ? Pour lutter contre la pléthore médicale actuelle, 
les Maîtres de la Médecine réussissent à assurer à leurs élèves, 
des places qui devraient nous revenir ; ne les blâmons pas, mais 
sachons profiter de l’exemple ». L’article qui intéressait au pre¬ 
mier chef l’avenir de la profession ne fut nulle part reproduit et 
nulle part commenté. 

Et, le malthusianisme que j’avais dénoncé, plus strictement 
appliqué, continua son œuvre néfaste : l’examen de validation de 



— 32 — 


stage se hérissa de difficultés pour former barrage (50 p. 100' des 
candidats étaient à peu près systématiquement éliminés) et l’on 
vit ainsi ces dernières années, le nombre de nouveaux pharma¬ 
ciens diplômés, progressivement diminuer. 

Le développement des « spécialités » tend à faire, de plus en 
plus, du pharmacien d’officine un distributeur de médicaments. 
Si c’est là toute son ambition, mieux vaut en réduire le nombre 
et MM. Laroque et Gazier peuvent sonner le glas d’une profes¬ 
sion qui s’éteint. 

Mais le pharmacien, est, nous le savons, apte à faire bien 
d’autres choses ; c’est, nous le développerons plus loin, un tech¬ 
nicien dont la culture générale lui permet d’aborder la plupart 
des problèmes industriels.... Alors, pourquoi vouloir transformer 
en concours les examens qu’il subit ? Pourquoi rebuter chaque 
année tant d’étudiants, alors que l’Industrie manque partout de 
chefs de laboratoire qualifiés ? 

En nombre volontairement limité, les pharmaciens sont aujour¬ 
d’hui devenus une force qu’on néglige ; les laboratoires des 
hôpitaux leur échappent. Déjà ceux qui veulent faire une carrière 
honorable dans la recherche ou le professorat, au lieu de renfor¬ 
cer leur diplôme de pharmacien d’un doctorat ès Sciences, le 
doublent plus volontiers d’un doctorat en Médecine. 

Plus d’un d’entre nous est déjà passé sur les bancs de la 
Faculté de Médecine, et je sais personnellement qu’il n’y a, 
dans ce fait, aucun mal. L’imprégnation pharmaceutique est si 
forte que celui qui totaliser les deux diplômes reste d’ordinaire, 
dans sa manière de voir les choses et de les interpréter, avant 
tout un pharmacien. Mais nous aurions tort de feriper les yeux 
sur l’évolution envahissante de la Médecine ; si nous n’y pre¬ 
nons garde, la Pharmacie risque de devenir une spécialité annexe 
de celle-ci, son enseignement se trouvant réduit à une simple 
chaire de la Faculté de Médecine comme notre Doyen a pu le 
voir, dans un proche pays, au cours de ses récentes pérégrina¬ 
tions. 

Est-ce cela que nous souhaitons '? Les efforts de notre Doyen 
courant le monde, un bâton de pèlerin à la main, pour dire aux 
quatre coins de la terre ce qui se fait à Paris, la valeur de l’en¬ 
seignement qu’y dispensent des Maîtres émérites dans de nom¬ 
breuses disciplines, prouvent bien qu’il n’en est rien. N’est-ce 
pas ce qui nous guette cependant, si, inconscients du danger, 
nous ne nous réveillons pas de notre léthargie, de notre léthargie 
coupable. 


La Biologie ne fut longtemps qu’une science n’osant pas dire 
son nom, parce qu’elle les englobe toutes pour en faire la syn¬ 
thèse et qu’elle a peur qu’on la jalouse. Science de In Vie , la Bio¬ 
logie n’a proprement pas de limites ; elle comprend tout ce qui 



- 33 — 


est organisé, tout ce qui est vivant (plantes, bactéries, animaux), 
et essaie d’en dégager les vues générales et les lois qui régissent 
leur comportement. Chimie, Botanique, Sciences naturelles, Phar¬ 
macodynamie, Physiologie, Physique, Mathématiques, se mettent 
au service de la Biologie. Si complexe, si générale, si vaste, elle 
n’a pris naissance qu’après toutes les autres, et peu à peu, s’en 
est dégagée pour mieux les dominer. 

Par nature, le pharmacien a le goût de la Biologie. Je ne parle 
que pour mémoire du bon vieil ouvrage d’YvoN, dont je fis pen¬ 
dant mon stage un fidèle campagnon. Par la suite, j’en donnai 
maintes preuves. Lorsque je voulus faire ma thèse de' Doctorat 
en Pharmacie, le professeur Perrot m’aiguilla vers la famille 
des Méliacées. Et, à sa grande surprise, je choisis l’étude des 
graines oléagineuses et leur utilisation en savonnerie, espérant 
mettre en œuvre la méthode de préparation que mon bon maître 
François, pharmacien en chef des Enfants-Malades, venait d’ap¬ 
pliquer à l’huile de coco. Hélas ! La méthode, excellente pour 
l’huile de coco, ne convenait nullement aux autres huiles et je 
dus formuler les lois de la savonnerie, qui devinrent le sujet 
principal de ma thèse, l’application aux huiles de Méliacées pas¬ 
sant au second plan. Malgré moi, je faisais déjà de la Biologie... 
Ce qui valut à cette œuvre hybride, ni chimie pure ni sciences 
naturelles vraies, de n’obtenir qu’un second prix de thèse à notre 
Société, qui n’était pas encore Académie. 

A propos de cette thèse, je ne résiste pas (et je m’en excuse) 
au plaisir de vous conter une anecdote. Mes premières pages de 
rédaction soumises au professeur Perrot, furent passées par lui 
au crible de la critique, et pour conclure, se voulant acerbe, il 
me lança : « Mon pauvre ami, vous écrivez comme Bourquelot ». 
Bien que formulée de façon inattendue, la leçon me profita, et, 
par la suite, je n’entendis plus jamais d’autres reproches. 

A ceux qui n’ont pas fréquenté « l’Ecole » avant 1914, je rap¬ 
pellerai qu’alors les professeurs se divisaient en deux clans enne¬ 
mis dont les chefs étaient Perrot et Bourquelot. Ces antago¬ 
nismes (que nous retrouvions tout aussi violents en politique et 
dont l’écho retentissait jusque dans les leçons inaugurales), ces 
antagonismes, dis-je, ne manquaient pas d’être, au fond, bien 
sympathiques... Et c’est sans doute une des raisons qui ont fait 
baptiser ce temps.... la belle époque ! 

Qu’on en juge. Ma thèse soutenue, Bourquelot me pria de 
passer le voir et nie dit tout à trac : « J’ai lu votre travail ; je 
vous en fais tous mes compliments. Chaque fois que vous aurez 
besoin de moi, n’hésitez pas à me mettre à contribution ». Il 
tint parole et bien avant que l’union ne fit de tous les professeurs 
un seul groupe (trop cohérent peut-être), j’englobai dans une 
même admiration l’activité constructive du professeur Perrot, 
qui sut rendre si vivante et si efficace sa « Pharmacognosie » 



voyageuse, et les patientes recherches du professeur Bourquei.ot, 
dont il tira, en guise de conclusion, une magnifique conférence 
sur « La réversibilité des diastases ». Ah 1 La belle et bonne 
leçon de Biologie... qui me servit, par la suite, de guide précieux, 
dans l’interprétation de résultats paradoxaux. 

Pendant la guerre de 1914-1918, je fus affecté à un laboratoire 
de région, accolé à un hôpital d’urologie. Les analyses d’urines, 
les recherches de gonocoques y voisinaient avec les analyses ali¬ 
mentaires : de sardines, de vin, d’eaux, les expertises de tissus, 
voire certaines recherches toxicologiques. Ce kaléidoscope d’ana¬ 
lyses ou du moins son rapport annuel eut la surprise d’être porté 
à l’ordre du jour du Palais-Bourbon, nos honorables voulant se 
faire une opinion sur l’utilité de telles formations. La nôtre, 
dirigée par ïe professeur Lutz, le fut ensuite par notre collègue 
Leprincf,, est-il besoin de dire que la Biologie y régnait en maî¬ 
tresse '? 

Science protéiforme, la Biologie emprunte bien des aspects. 
Plus tard, je pus, sous la direction de Madame Lucie Raxdoin, 
en découvrir quelques-uns dans son laboratoire de l'Institut 
d’Hygiène alimentaire, où je fis un stage bénévole de 4 années, 
étudiant, sur les animaux, l’action des carences, des déséquilibres 
nutritifs et des vitamines. Les travaux qui en découlèrent par la 
suite, où je montrai le retentissement de la rapidité de l’utilisa¬ 
tion des aliments par l’intestin sur les .besoins quantitatifs de 
vitamine B, furent facilités* dans le cas des lipides, par les con¬ 
naissances que j’avais acquises... en faisant des savons ! 

La Recherche est devenue depuis, pour beaucoup, un emploi 
payé, mal payé disent les titulaires des places créées à cet effet, 
mais je puis vous garantir que les années que j’y ai consacrées 
furent des années de vaches maigres... et cependant, je ne les 
regrette pas ! Rien de plus passionnant que ces recherches nutri¬ 
tionnelles poursuivies sur le pigeon, le rat ou le cobaye. Les 
vitamines n’étaient alors guère plus qu’un mot nouveau dont il 
fallait tenter de découvrir le secret, secret que vous ne livriez — 
ô mystérieuses vitamines — que très lentement et très uarcirimB 
nieusement. Mais avec quel enthousiasme nous pénétrions dans 
cette forêt de Brocéliande et quelle joie, au bout de quelques 
années, de constater le chemin parcouru et les progrès réalisés., 

Animaux, pauvres animaux, trop souvent nous avons recours 
à vous, et cependant vous léchez d’une langue amicale, la main 
qui — vous le savez — se prépare à vous faire souffrir. Repro¬ 
duite sur vous, la maladie ne sera plus une énigme ; le méca¬ 
nisme de son étiologie, enfin connu, permettra de trouver le 
remède qui protégera la vie, la sauvera peut-être, aux petits des 
hommes dont la souffrance est semblable à la vôtre. 

Pour arriver à de tels résultats, que de travaux et d’efforts sont 
nécessaires : connaître la composition intime de chacun des cons- 



— 35 — 


tituants entrant dans le régime, savoir les associer et les admi¬ 
nistrer, rechercher et dépister ensuite les manifestations d’une 
carence ou d’un déséquilibre, déterminer dans le sang, dans les 
tissus, dans les urines et même dans les fèces, les perturbations 
métaboliques qui en découlent, y ajouter des déterminations phy¬ 
siques (et particulièrement celle de la chronaxie), finalement 
établir que toutes les perturbations observées cèdent à l’adjonc¬ 
tion de la vitamine spécifique ou à la correction du déséquilibre. 

Désireux de continuer plus tranquillement les travaux com¬ 
mencés — qui aboutirent depuis à une connaissance meilleure 
des vitamines du complexe B, plus spécialement du rôle du couple 
nicotinamidè-adénine dans le métabolisme de l’alcool, et de la 
vitamine B 4 dans la protection leucocytaire — j’eus fort heureu¬ 
sement la possibilité d’obtenir (contre 30 concurrents) le double 
poste de Pharmacien en chef et de Directeur du Laboratoire d’Ana- 
lyses médicalès du Centre Hospitalier de Saint-Germain-en-Laye. 

A cette époque, le pharmacien était encore considéré comme 
pouvant tenir à l’égal du médecin les postes de Biologistes ; ce 
n’était que simple justice. Guiart et Grimbert, dans la préface 
de leur ouvrage intitulé Diagnostic, écrivaient : « Par l’orienta¬ 
tion de ses études, le pharmacien est tout désigné pour les mani¬ 
pulations précises de laboratoire. C’est à lui qu’il faudra tou¬ 
jours avoir recours, en dernier appel, pour les questions de 
chimie pathologique, plus délicates qu’on ne le croit générale¬ 
ment, car, il faut bien le dire, il n’existe pas en chimie de procé¬ 
dés cliniques. Ceux qu’on désigne sous ce nom sont d’une telle 
insuffisance qu’on ne peut leur accorder qu’une confiance des 
plus limitées ». 

Ce qui était alors constaté est encore vrai et j’imagine entendre 
la voix bourrue et bougonne de l’excellent professeur Grimbert 
apprenant outre-tombe la surprenante nouvelle de l’éviction sys¬ 
tématique des pharmaciens de la direction des Laboratoires 
d’Hôpitaux : « Ma parole ! ils sont fous ! Laissez-moi faire, 
j’arrangerai ça ». Malheureusement, il n’est plus là et ne peut 
plus rien arranger. 

Le pharmacien a-t-il démérité ? Nullement. Sa formation com¬ 
porte de longues années d’études qui englobent, nous l’avons vu, 
toutes les Sciences sur lesquelles s’appuie la Biologie, et la Bio¬ 
logie elle-même ; et toutes ces années comportent des travaux 
pratiques qui l’habituent aux manipulations, lui font comprendre 
l’importance de tout ce qui conditionne un dosage : filtration ou 
centrifugation, mesure précise de l’échantillon ou pesée rigou¬ 
reuse, rapidité de l’exécution, mais respect des temps de réac¬ 
tions, lecture des virages, appréciation colorimétrique ou pho- 
tocolorimétrique de substances par comparaison à des étalons, 
séparations d’éléments proches par électrophorèse, calculs, 
etc... 11 a, de même, étudié longuement les principes qui régissent 
la sérologie, le rôle des microbes dans les maladies, et a ensuite 



— 36 — 


appris à faire correctement l’application de ces connaissances. 
La médaille d’argent, qui commémore mon premier prix de Micro¬ 
biologie, montre que, bien avant la création des certificats spé-' 
cialisés, cet enseignement n’était pas un vain mot. 

Aux heures libres du stage, je bondissais déjà au Laboratoire 
de l’Hôpital d’Orléans, dirigé avec un particulier éclat par son 
Pharmacien-Chef, Cqchinal. Quand, plus tard je fus admis à 
figurer sur la liste d’aptitude au professorat, j’ai demandé à y 
être inscrit sous la discipline biologique (alors et sans doute 
encore non admise). A l’Hôpital de Saint-Germain, je trouvais 
enfin la possibilité de poursuivre une tâche.où la Biologie tient 
chaque jour üne large place. 

« Si le pharmacien veut demeurer le Collaborateur utile et 
éclairé du médecin, écrivaient toujours Guiart et Grimbeut, il 
lui faudra se tenir au courant des travaux accomplis ». Cette 
connaissance d’une science en perpétuelle évolution est précisé¬ 
ment ce qui fait le principal attrait de la Biologie. Plus que toutes 
les autres Sciences, la Biologie est « femme », et c’est pourquoi 
ses servants doivent tous les jours la reconquérir.... 

Ah ! Le merveilleux Champ de travail que fournit l’hôpital et 
comme il conduit spécialement à la Recherche, éclairé qu’il est 
par une continuelle liaison entre le malade et le laboratoire. 
Chaque étape de la maladie, chaque pas fait dans le chemin de 
la guérison, transparaît dans ce que nos pères appelaient les 
humeurs, analysées chaque jour avec l’espoir d’en percer le 
secret. Entre le Médecin qui-soigne et le Biologiste qui lui apporte 
le résultat de ses dosages s’établit une bénéfique et précieuse col¬ 
laboration. 


Quoi qu’en ait pu penser le professeur Polonovski (qui ne 
manquait pas de me dire lorsque je le voyais : « Toute votre vie 
vous avez fait de la Médecine, mais vous la faites bien et je vous 
en félicite »), la Biologie, pas plus que la Recherche scientifique 
et médicale, ii’éSt du domaine strict du Médecin. Avec une singu¬ 
lière acuité, Alain note dans ses Propos : « La Médecine, sem¬ 
blable en cela à la Politique, ne peut avancer que par les travaux 
de ceux qui ne la pratiquent point ». 

Mais, puisque parlant du pharmacien d’hôpital, je viens de 
laisser entendre qu’il est, plus qu’aucun autre, apte à la Recher¬ 
che scientifique et médicale, qu’il me soit permis d’ajouter pour 
préciser ma pensée, que souvent le travail artisanal l’emporte sur 
la recherche organisée en équipes, qui coûte toujours plus cher 
et donne dans de très vastes instituts de bien maigres fruits. 
« On oublie trop, écrivait Lerîche, que nos plus grands progrès 
ont été dus à des hommes qui ne faisaient équipes qu’avec eux- 
mêmes », et Georges Duhamel : « Je demeure convaincu que 




— 37 — 


l’équipe exemplaire, l’équipe du monde futur, n’est, malgré tout, 
composée que d’individus et que l’individu génial y conserve le 
rôle déterminant ». 

Il est temps que je m’arrête car le génie reste l’apanage de 
rares hommes d’élite. J’ai seulement voulu essayer de vous con¬ 
vaincre (si vous ne l’étiez déjà), que, par ses dispositions naturel¬ 
les, par ses études, par les recherches qu’il est appelé à entre¬ 
prendre, le Pharmacien est apte à faire un excellent Biologiste. 
Si cette ’« vérité » n’est pas seulement la mienne, mais aussi la 
vôtre, rien n’est encore perdu ; car la vérité ne fait pas que des 
martyrs, elle conduit aussi à la vietoire. Retenons ce précepte 
de Sainte-Beuve, inspiré du grand Arnaud : « Quand il ne 
s’agira que de vos intérêts, cédez à plus puissant que vous, mais 
quand il s’agira de la vérité, combattez jusqu’à la mort ». 




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GUSTAVE PATEIN 
(1857- 1928). 

par M. R. Weitz. 

M. le Secrétaire général et cher Doyen, 

C’est certainement le fait d’avoir été pendant trois ans interne 
à l’hôpital Lariboisière et l’un des collaborateurs de Gustave 
Patein qui m’a valu d’être désigné par vous pour évoquer, en 
cette séance annuelle, le souvenir et les travaux de ce savant. 

Permettez-moi de vous remercier de l’honneur que vous m’avez 
fait en me choisissant pour prendre la parole devant un auditoire 
aussi distingué et nombreux que celui qui se presse aujourd’hui 
dans cette salle historique. 


Monsieur le Président, 

Mesdames, Messieurs, 

Il y a trente ans, le 12 janvier 1928, disparaissait un ancien 
Président de notre Compagnie, une des figures les plus mar¬ 
quantes parmi les pharmaciens du début de ce siècle. 

Né à Vincennes le 4 février 1857, voici donc un peu plus de 
cent ans, Gustave-Constant Patein était le fils d’un modeste fonc¬ 
tionnaire, Pierre-Jacques-Augustin Patein, et de son épouse née 
Jeanne-Constance Vouillot. Nous ne connaissons rien de ses pre¬ 
mières années, mais par contre nous savons qu’il fut ensuite 
élève du collège de Fontainebleau, l’aimable ville où il habitait 
avec ses parents vers 1870, vraisemblablement à la suite de la 
mutation de son père dans un nouveau service (1). 

On peut penser que Gustave Patein était un élève studieux 
puisqu’à 17 ans, et plus précisément le 9 juillet 1874, il se trouva 
en possession du diplôme de bachelier ès sciences, qui allait lui 
permettre d’entreprendre ses étucfes en vue du grade de Phar¬ 
macien de l re classe. 

Mais, à cette époque, le stage officinal était long ; il était 
régi par deux décrets impériaux, l’un du 22 août 1854, l’autre du 
15 février 1860, qui réglaient les formalités d’inscription et exi- 


(1) En ce temps, le collège de Fontainebleau se' trouvait rue Béranger, 
n" 15, dans d’anciens locaux provenant d’un couvent vendu par les Dames 
Augustines. Après bien des pourparlers, un nouveau collège fut inauguré 
le I e1, octobre 1883 ; depuis, cet établissement a été transformé en lycée, 





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geaient strictement trois ans de stage pour les candidats au 
diplôme de l re classe et une durée plus longue pour ceux qui pos¬ 
tulaient le diplôme de 2 e classe. 

Patein s’inscrivit d’abord chez le pharmacien Chaumezière. 
Celui-ci exerçait au n° 17 de la rue de la Paroisse, non loin du 
collège de Fontainebleau, dans une officine qui existe encore, 
mais qui porte maintenant le n° 21, le numérotage des maisons 
de cette rue ayant, depuis, subi des modifications. 

Son séjour chez Chaumezière dura plus de deux ans, exacte¬ 
ment du 1" novembre 1874 au 30 décembre 1876, dates attestées 
par plusieurs certificats établis en bonne et due forme. 

Dès le 2 janvier 1877, Patein vint à Paris chez M. Julliard (1), 
pharmacien, rue Montmartre, n" 72, successeur de M. Béguin (2), 
ainsi que le mentionne un certificat contresigné d’Adolphe Cha- 
tin, directeur de l’Ecole supérieure de Pharmacie, de Chapelle, 
secrétaire de la nipme Ecole, et d’Alphonsé Chevallier, profes¬ 
seur chargé de la visite annuelle de l’officine. 

Pour un motif que nous ignorons, Patein ne demeura guère 
que deux mois dans cette pharmacie et, le 8 mars 1877, il entrait 
officiellement, pour terminer son stage, à la pharmacie Royer (3), 
rue Saint-Martin, n° 225, où il resta jusqu’au 30 janvier 1878. 
C’était une ancienne officine, tenue pendant deux ou trois ans 
vers 1789-1791 par Bouillon-Lagrange, qui devint ensuite pro¬ 
fesseur de Chimie à l’Ecole de Pharmacie, puis, de 1832 à 1844, 
directeur de celle-ci. 

A l’issue de ce long stage, Patein accomplit ses études à 
l’Ecole supérieure de Pharmacie ; il y arriva à peu près à l’époque 
où celle-ci venait d’être transférée de la rue de l’Arbalète à son 
emplacement actuel ; il fut assidu aux Travaux pratiques et 
admis « avec satisfaction » à tous ses examens, tant semestriels 


(1) Louis Julliahd, né à Moulins le 25 février 1822, reçu pharmacien à 
Paris en avril 1847, s’établit d’abord rue Xeuve-Saint-Eustache, n” 15, jus¬ 
qu’en 1865, et reprit ensuite la pharmacie de Béguin, rue Montmartre. Il 
est mort à Paris le 23 mars 1901. 

Il avait présidé en 1872 la Société de Prévoyance des Pharmaciens de la 
Seine, et en 1895 la Société de Pharmacie de Paris (l’année même où Patein 
en était le secrétaire annuel). Il fut administrateur du Bureau de Bienfai¬ 
sance puis membre de la Commission d’Hygiène et de Salubrité du 2° arron¬ 
dissement, présida la Société médico-chirurgicale de Paris et également, de 
1882 jusqu’à sa mort, le Conseil de surveillance de la Pharmacie Centrale 
de France. 

(2) Béguin exerçait déjà la pharmacie rue Montmartre en 1840. Il fut 
le président de la Société de Prévoyance des Pharmaciens de la Seine pour 
l’exercice 1858-1859. Il est décédé en 1864 et sa pharmacie fut reprise par 
Julliahd. 

(3) Royer fut établi rue Saint-Martin de 1852 environ à 1878 ; il habita 
ensuite Faubourg Saint-Honoré n” 262. Son nom a été attaché à plusieurs 
spécialités pharmaceutiques. Il eut pour successeur Dupuy, de 1879 à 1909. 
Le dernier titulaire de cette pharmacie de la rue Saint-Martin fut notre 
confrère Jules Laumonier, récemment décédé (1875-1957), qui y exerça de 
1910 à 1930. A cette date, l’officine a été définitivement fermée. 




— 40 — 


que définitifs, de sorte qu’il obtint, à la date du 26 mai 1883, le 
diplôme de Pharmacien de l re classe. 

Dès la première année de sa scolarité, il s’était présenté avec 
succès au concours de l’Internat en Pharmacie des Hôpitaux et 
avait pris rang dans la promotion de 1879, qui comprenait égale¬ 
ment un autre de nos anciens Présidents, Lucien Vaudin. 

Concurremment, Pâte,in s’était inscrit à la Faculté des Sciences 
et le grade de licencié ès sciences physiques lui était décerné le 
8 novembre 1881. 

Bientôt, nous retrouvons Patein interne à l’Hôtel-Dieu et 
lauréat (médaille d’or, 1883) au concours des prix de l’Internat 
en Pharmacie. Une place de Pharmacien des Hôpitaux s’étant 
alors trouvée vacante, Patein se présenta aussitôt à ce nouveau 
concours et fut nommé pharmacien de l’Hôpital Bicliat, où il 
remplaça Justin Lafont et où il resta un peu moins de trois ans, 
jusqu’au 1 er mars 1886. 

A ce moment, le poste de Lariboisière devint disponible par 
suite du décès d’AnAM, auteur d’importants travaux sur l’analyse 
du lait et inventeur du galactotimètre qui a perpétué son nom (1). 

Ayant obtenu son affectation à cet hôpital, dont il allait rester 
trente-six ans le phannacien-chef, Patein continua graduellement 
ses efforts et prit pour buts le Doctorat en médecine et le Doc¬ 
torat ès sciences. 

Pendant son séjour à Bichat, son attention avait été attirée 
sur le cas de certains malades qui avaient présenté, après anes¬ 
thésie générale par le chloroforme, une albuminurie le plus sou¬ 
vent peu durable. Cette constatation corroborait certaine expé¬ 
rimentation faite par Bouchard sur l’animal, et donna lieu, 
pour Patein, en collaboration avec le professeur Terrier, à 
deux notes insérées à la Revue de Chirurgie. Poursuivant cette 
étude, en recueillant méthodiquement les urines, par sondage, 
chez 72 sujets soumis au même mode d’anesthésie, Patein en 
tira, en 1888, la matière de sa thèse de Doctorat en médecine. 
Parmi ses conclusions, il note que l'albuminurie chloroformique 
survient environ une fois sur trois, que la quantité d’albumine 
n’est pas toujours proportionnelle à la durée de l’anesthésie, 
enfin, que l’influence de l’anesthésie chloroformique paraît por¬ 
ter sur la filtration glomérulaire, sans modifier le fonctionne¬ 
ment des tubes urinifères. 


(1) Une plaque de marbre a été jadis apposée à la pharmacie de l’Hôpital 
Lariboisière pour honorer la mémoire d’Amand-François Adam (1820-1886) 
et rappeler ses travaux relatifs à la chimie et à l’hygiène du lait. Parmi 
les prédécesseurs d’ADAM dans cet hôpital, on doit signaler Louis Ducosi 
(1818-1885), agrégé de l’Ecole de Pharmacie et docteur cri médecine, qui 
, fut pharmacien de Lariboisière pendant plus de 27 ans. 





En Chimie organique, Patein avait entrepris l’étude des sul- 
fines, composés du soufre té.travalent alors peu connus, en raison 
des difficultés de préparation et de conservation de beaucoup 
d’entre eux. 

Partant du sulfure de méthyle et du sulfure d’éthyle, il réus¬ 
sit à obtenir des iodures, des cyanures et des iodomercurates de 



Gustave PATEIN (1857-1928) 
Pharmacien des Hôpitaux de Paris, 
Membre de l’Académie de Médecine 
Ancien Président de la Société de Pharmacie. 


sulfines et à élucider le mécanisme des réactions génératrices. 
Ces recherches, poursuivies pendant plusieurs années, lui four¬ 
nirent le sujet de sa thèse de Doctorat ès sciences physiques (Pa¬ 
lis, janvier 1889), de plusieurs notes insérées au Comptes ren- 




— 42 — 


dus de VAcadémie des Sciences et au Bulletin de la Société chi¬ 
mique, enfin d’une conférence faite au laboratoire de Friedel 
et publiée en 1891. 

En Physique, l’activité de Patein a été marquée par l’élabo¬ 
ration d’un Manuel de Physique médicale et pharmaceutique à 
l’usage des étudiants, comportant plus de 809 pages, avec 334 
figures et édité chez Doin en 1888. Si» de nos jours, ce Manuel 
peut paraître notablement dépassé, il faut cependant reconnaî¬ 
tre que lors de sa publication il a rendu d’excellents services et 
remporté un succès mérité, ainsi que l’atteste la traduction qui 
en fut faite en langue espagnole. 

En 1889, Patein concourut dans la section de Physique et 
Toxicologie pour l’agrégation des Ecoles supérieures de Phar¬ 
macie ; il présenta dans ce but une thèse sur Les densités des 
vapeurs et leurs variations, mais il avait affaire à forte partie et 
dut s’incliner devant Henri Gautier (1862-1928), qui devint par 
la suite professeur de Chimie minérale et doyen de notre Fa¬ 
culté. 

En 1884, Patein avait exposé à la Société de Thérapeutique 
un travail sur les réactions chimiques de l’antipyrine, qui venait 
d’être découverte par Knorr et récemment introduite en théra¬ 
peutique ; en 1891, il avait décrit certaines combinaisons du 
même produit avec les naphtols. Quelques années plus tard, 
il reprit cette étude, avec l’un de ses internes, Emile Dufau, 
que certains d’entre nous ont bien connu, puisqu’il présida 
notre Compagnie en 1926. Ensemble, ils publièrent toute une 
série de notes ( 1(895-1897), relatives aux combinaisons de l’an¬ 
tipyrine avec les crésylols, les polyphénols et divers dérivés de 
ceux-ci. 

Dans un domaine voisin, Patein constata que deux molécu¬ 
les d’antipyrine peuvent s’unir à une seule molécule d’aldé¬ 
hyde formique ou de certains autres aldéhydes, pour don¬ 
ner des composés qui ne sont pas réducteurs et qu’il considéra 
comme des dérivés du méthane, d’où les noms qu’il leur donna 
de diantipyrineméthane, phényl-diantipyrineméthane, etc... 

Il a également indiqué le moyen de préparer à froid une 
combinaison de formopyrine et d’iode, dont la molécule conte¬ 
nait quatre atomes de ce dernier. 

Mais c’est en Chimie biologique que les travaux de Patein 
sont les plus nombreux et les plus remarquables. 

Tantôt seul, tantôt avec le D r Plicque, il observa des urines 
et certains liquides de tumeurs dans lesquels l’albumine, coa¬ 
gulée par l’ébullition, se redissolvait par l’addition d’une fai¬ 
ble quantité d’acide acétique ; ces albumines, qui ne semblent 
pas toujours identiques, reçurent le nom d’albumines acéto- 
solubles ; en général, elles restent précipitables par l’alcool 




— 43 


fort, ou par l’acide azotique, mais ne précipitent pas par le sul¬ 
fate de magnésium. 

Avec Michel, en 1904, il étudia en détail un cas d’albuminurie 
thermo-soluble de Bence-Jones ; des cas plus ou moins sem¬ 
blables ont été signalés de temps à autre, mais ils ne semblent 
pas devoir admettre une interprétation univoque. 

A plusieurs reprises, Patein revint sur la différenciation dès 
albumines, dans le sang, dans l’urine, dans les liquides patho¬ 
logiques ; il réfuta certaines données erronées et fut l’un des 
premiers à tenter de dissocier le bloc sérine-globulines, dans 
lequel il distingua une acétoglobuline, précipitable à froid par 
l’acide acétique étendu. Il étudia les étapes successives de la 
coagulation des liquides albumineux par la chaleur, l’influence 
des sels neutres, des acides et du carbonate de Soude sur le même 
phénomène, à une époque où la théorie de Sôrensen sur le /;H 
n’était pas encore connue, et encore moins les techniques si com¬ 
modes de la chromatographie et de l’électrophorèse. 

En outre, il s’efforça de doser les diverses protéines tant dans 
le sérum sanguin de l’homme que dans les sérums thérapeuti¬ 
ques préparés à partir du sérum de cheval et confirma que dans 
ce dernier, contrairement à ce qui existe chez l’homme, la pro¬ 
portion des globulines l’emporte sur celle de la sérumalbumine. 

Il étudia les variations de ces albumines sous diverses in¬ 
fluences biologiques ou pathologiques et, par exemple, leurs 
modifications dans le sérum sanguin chez l’homme intoxiqué 
par l’oxyde de carbone. 

Avec le docteur Roux, de Saint-Nectaire, il revint sur la 
question des variations qualitatives et quantitatives des albu¬ 
mines urinaires ; enfin, avec Colombet, il pratiqua l’examen 
chimique du sang et des urines des sujets atteints par la sé¬ 
vère épidémie de grippe de 1918. 

Dans l’étude des liquides sucrés, une défécation rigoureuse 
est généralement nécessaire. Ch. Tanret avait proposé dans ce 
but l’emploi du nitrate acide de mercure. Patein et Dufau re¬ 
prirent en 1902 l’emploi du même réactif, avec une technique 
différente, en éliminant le mercure par la poudre de zinc et 
insistant sur la nécessité d’une faible alcalinisation du liquide 
déféqué ; ce procédé fut appliqué par eux au dosage du glu¬ 
cose dans l’urine, à celui du lactose dans le lait, etc. 

En raison de ses fonctions hospitalières, Patein s’occupa de 
l’hygiène et de l’analyse chimique du lait destiné aux malades. 

Il étudia particulièrement les procédés de dosage du lactose 
dans le lait et proposa, au Congrès international de Chimie appli¬ 
quée de 1906, l’unification de ces méthodes. 

Il fut désigné, avec GRiMBERT et Viron, pour constituer une 
Commission destinée à faire des expériences comparatives sur la 
qualité du lait des hôpitaux et à étudier les moyens permettant 



— 44 — 


de déceler’les graisses étrangères dans le beurre. En 1908, il fit 
partie d’une nouvelle Commission officielle, chargée de rechercher 
les meilleurs procédés de production d’un bon lait. 

D’autre part, il analysa, avec Lucien Deval, de nombreux laits 
de femme provenant de la Maternité de Lariboisière et précisa 
le mode de dosage de la caséine dans ces laits ; les valeurs 
moyennes obtenues pour ce constituant furent les suivantes : 
environ 18 grammes par litre du 4 e au 10” jour après l’accou¬ 
chement, pour baisser ensuite aux environs de 14 grammes un 
mois plus tard, et descendre progressivement jusqu’à des taux 
de 8 à lh grammes par litre de lait. 

Tout au long de sa carrière, Patein eut assez souvent l’occasion 
d’analyser de nombreux liquides pathologiques ; liquides d’hy¬ 
drocèle, de spina bifida, d’hydrocéphale, de kystes de l’ovaire et 
du rein, de tumeurs et d’ascites ; à l’occasion de ces derniers, 
avec la collaboration de R. Weitz, il put se livrer à une discus¬ 
sion sur la valeur diagnostique limitée que l’on doit accorder à 
la réaction de Rivalta. Plus tard, il fit encore une étude appro¬ 
fondie des liquides pathologiques chyliformes'. 

L’essai des produits chimiques ou l'introduction en thérapeu¬ 
tique de médicaments récemment découverts lui permirent de 
décrire des réactions nouvelles. Citons, entre autres, la cryogé- 
nine, la théobromine, les bicarbonates alcalins, les sels de stron¬ 
tium, l’oxyde rouge de mercure, etc... 11 appliqua la réaction de 
formation du diantipyrine'méthane qu’il avait décrite en 1900, 
à la recherche de l’antipyrine dans le pyramidon, la première 
fournissant seule, dans les conditions de l’essai, une combinai¬ 
son insoluble dans l’eau, fusible à 178". Certaines de ces techni¬ 
ques furent adoptées par la Commission de révision du Codex de 
1908. 

A la Société de Thérapeutique, en 1897, il combattit l’opinion, 
encore fréquemment admise à cette époque, selon laquelle le ca¬ 
lomel se transformerait dans l’estomac, en milieu acide, en bi- 
chlorure de mercure. En réalité, ni le chlorure de sodium, ni les 
liquides acides ne produisent cette réaction, et il conclut : « Le 
calomel agit donc, comme purgatif, en sa qualité de calomel et 
non après une transformation partielle en sublimé ». 

Dans cet ordre d’idées, signalons un ouvrage de Patein, très 
clairement et méthodiqument rédigé, intitulé « Les Purgatifs » 
et édité en 1891 dans la Bibliothèque médicale de Charcot et 
Debove, Les purgatifs chimiques et ceux d’origine végétale y sont 
successivement étudiés, classés selon leur mécanisme physiolo¬ 
gique, tandis que le dernier chapitre est spécialement consacré 
aux eaux minérales purgatives. 

Le Codex de 1908 avait décrit un apiol cristallisé qui ne cor¬ 
respondait nullement aux caractères de l’apiol fourni par le com- 




— 45 — 


merce français. Patein fut désigné, à la Société de Thérapeutique, 
avec Brisskmoret et le D' J. Chevalier, en 1909, pour élucider 
cette importante question et leur enquête aboutit à faire , modi¬ 
fier les caractères exigibles de l’apiol officinal. 

A la suite d’intoxications observées en pratique hospitalière, 
Patein eut à intervenir dans diverses recherches toxicologiques : 
examen d’un topique dentaire à base de cocaïne, examen des uri¬ 
nes d’un sujet qui avait absorbé une dose exagérée de salol, avec 
Louis Roblin localisation de l’argent dans le foie et les autres 
organes d’une malade décédée après injection intraveineuse d’ar¬ 
gent colloïdal. Il examina également de pseudo-calculs intestinaux 
d’origine médicamenteuse ; les uns étaient constitués d’un mé¬ 
lange de' soufre et de magnésie, d’autres de salol. 


Après avoir passé en revue, sans doute trop rapidement, les 
travaux de ce grand pharmacien, il est nécessaire de donner 
maintenant un aperçu du caractère et de la vie de l’homme. 

Il était de taille à peine moyenne, le dos voûté en raison de 
l’affection vertébrale dont il souffrait, mais il avait l’œil vif et in¬ 
quisiteur, l’esprit toujours en éveil, prompt à la répartie, sou¬ 
vent caustique. 

Il recevait parfois avec une apparente brusquerie ses visiteurs, 
mais savait apprécner rapidement la valeur des hommes et 
conservait son estime à ceux qu’il avait distingués. 

Très ponctuel dans son service, il descendait de l’appartement 
chaque matin vers neuf heures, ceint d’un tablier blanc. Pour 
aller et venir de son bureau à son laboratoire, il traversait cha¬ 
que fois la pharmacie où les internes préparaient les médica¬ 
ments. Il fermait les yeux sur les incartades légères, mais en cas 
de faute plus grave, il réprimandait avec justesse. Par contre, il 
savait reconnaître les mérites de ses internes et certains d’entre 
eux (Dufau, Deval et plusieurs autres) furent admis à travailler 
en collaboration avec lui. Au laboratoire, il était des plus méti¬ 
culeux et exigeait, du garçon attaché à son service, une verrerie 
irréprochable et parfaitement sèche. 

J’ignore si Patein a inspiré autour de lui de nombreuses thè¬ 
ses, mais on peut citer au moins celle qui lui fut dédiée en 1897 
par un joyeux étudiant, qui avait fait fonction d’interne rempla¬ 
çant à Lariboisière à plusieurs reprises et qui devait, plus tard, 
devenir agrégé, puis professeur en cette Faculté (1). 


(1) Eugène Tassilly (1867-1940), agrégé en 1904, professeur titulaire de 
Physique de 1927 à 1937. Sa biographie a été exposée par M. le professeur 
Marcel Delépine dans le Bulletin des Sciences pharmacologiques de janvier- 
février 1941. 




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La notoriété de Pàtein était grande dans bien des milieux. 
Dès la fin du siècle dernier, il fut Président de l’Association des 
anciens élèves du collège de Fontainebleau ; on retrouve, dans 
les journaux locaux, une relation détaillée de la distribution des 
prix qu’il présida en cet établissement, en 1901, entouré des au¬ 
torités civiles et militaires de la ville, avec l’accompagnement so¬ 
nore de la fanfare du 6' dragons. 

S’adressant, dans son allocution, à ceux qui terminaient leurs 
études, il leur conseillait de voler de leurs propres ailes, d’être 
travailleurs et persévérants et de ne pas hésiter à voyager à 
l’étranger. « Pour mon compte personnel, disait-il, j’ai consacré 
les vacances dont j’ai pu disposer à visiter différents pays d’Eu¬ 
rope et je ne l’ai pas regretté. J’ai constaté que le Français ne 
passe nulle part indifférent ou inaperçu : il excite toujours la 
curiosité et inspire souvent la sympathie » ; (et plus loin) « dans 
tous les pays, on trouve à s’instruire et à admirer ». 

On ne connaissait pas à Patein de proche famille, et il de¬ 
meura célibataire toute sa vie, consacrant celle-ci à ses fonctions 
et à la Science. Avant la cinquantaine, il voyageait assez volon¬ 
tiers et participa à de nombreux Congrès de Pharmacie ou de 
Chimie pure et appliquée, mais il devint ensuite plus sédentaire, 
sans doute en raison des ménagements que lui imposait l’état de 
sa santé. 

De bonne heure, il avait fait partie de diverses sociétés scienti¬ 
fiques ; il était depuis 1887- membre de la Société chimique et de 
la Société de Pharmacie ; il fut secrétaire annuel de celle-ci en 
1895 et la présida en 1909, membre de là Société de Thérapeuti¬ 
que en 1891 et président en 1908. Outre son titre de médaille 
d’or de l’Internat en pharmacie, il avait été lauréat de la Faculté 
de Médecine (prix de thèse) et de l’Académie de Médecine (prix 
Buignet, 1891). Depuis 1906, il faisait partie du Comité de Rédac¬ 
tion du Journal de Pharmacie et de Chimie, et non seulement il 
confia à ce célèbre recueil la publication de nombreux travaux 
originaux, mais fréquemment il y fit paraître des revues de mise 
au point, toujours très sérieusement documentées. 

Ne se confinant pas dans les spéculations scientifiques, il fai¬ 
sait partie de plusieurs groupements de solidarité et d’hygiène : 
Commission des logements insalubres, caisse des écoles du 10' 
arrondissement, colonies de vacances, etc. Il fut même tenté 
d’aborder la politique et, en 1908, après une campagne animée, 
affronta les suffrages des électeurs, et, s’il ne fut pas élu, il réu¬ 
nit du moins sur son nom un nombre de voix très honorable. 

Depuis longtemps, il faisait partie du Bureau de l’Association 
confraternelle des Internes en pharmacie des hôpitaux de Paris, 
où il était entouré de l’estime et de la sympathie de chacun- 
Appelé en 1922 à présider cette Association, il s’en occupa acti¬ 
vement et conserva cette présidence jusqu’à sa mort. 




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Dans les dix dernières années de sa vie, il lui fut donné d’éprou¬ 
ver deux grandes satisfactions : en mai 1918, l’Académie de Mé¬ 
decine l’admit comme membre titulaire dans la section de Phar¬ 
macie et, comme l’a dit Em. Perrot en prononçant son éloge 
devant cette Compagnie, « elle n’eut qu’à se féliciter de son assi¬ 
duité aux séances et du rôle actif qu’il joua dans les commis¬ 
sions ». 

Enfin, il reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur, le 
15 mai 1920, des mains d’André Honnorat, Ministre de l’Ins¬ 
truction publique, au cours de la cérémonie inoubliable, tenue 
dans cette Faculté, où le Ministre remit la cravate de Comman¬ 
deur de la Légion d’honneur à notre illustre Maitre Léon Gui¬ 
gnard et où il annonça, au milieu du plus grand enthousiasme, 
que les Ecoles supérieures de Pharmacie porteraient désonnais 
le titre de Facultés. 

Passé à l’honorariat en 1922, Patein élut domicile rue de Mau- 
beuge, à proximité de son ancien hôpital. A la fin de 1927, il 
subit avec courage une délicate intervention et, alors que l’on 
espérait une prochaine guérison, il fut enlevé le 12 janvier 1928, 
après quelques jours de maladie. 

En l’absence de toute famille, ce fut l’un de ses anciens inter¬ 
nes qui assura l’ordonnancement de ses obsèques. Une longue 
théorie d-’amis et de confrères accompagna, à pied, sa dépouille, 
jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, où eut lieu l’ultime céré¬ 
monie. 

La carrière si bien remplie de Gustave-Constant Patein peut 
être citée comme celle d’un bon citoyen et comme un bel exem¬ 
ple de l’aide précieuse qu’un pharmacien d’hôpital peut appor¬ 
ter à l’art de guérir, dans les domaines de la Chimie, de La Toxi¬ 
cologie, de la Thérapeutique et de l’Hygiène. 







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RAPPORTS SUR LES PRIX 
DE L'ACADÉMIE DE PHARMACIE 


PRIX DES THÈSES. 


SECTION DES SCIENCES PHYSICO-CHIMIQUES. 

par une Commission composée de : 

MM. Delaby, Domange et Moreau, rapporteur. 

La Commission a retenu la thèse de M 11 " Nicole Guerbet inti¬ 
tulée : 

« Contribution à l’étude de la réaction de Willgerod^i’- 
Kindler ». 

La réaction de Willgerodt, modifiée par Kindler, consiste à 
chauffer une alcoylarylcétone avec un mélange de soufre et d’une 
amine (morpholine, pipéridine). La cétone est alors transformée 
en un thioamide. 

En utilisant la benzophénone et la fLuorènone, qui ne peuvent 
subir une réaction normale, Stanek en a observé la réduction en 
carbures. 

•Le travail de M lle Guerbet a d’abord consisté à reprendre ces 
deux réactions atypiques pour en établir le mécanisme. Sous l’in¬ 
fluence de l’hydrogène sulfuré, qui se forme par action du soufre 
sur l’amine, ces cétones sont d’abord transformées en thiones, 
puis celles-ci. sont hydrogénées en disulfures., 

A partir de ce stade, et c’est là le point le plus original de ce 
travail, ce n’est plus qu’une décomposition thermique qui conduit 
au carbure. Les disulfures sont en effet décomposés par la cha¬ 
leur en un carbure, qui ne subit plus de transformation dans 
les conditions mises en œuvre, une thione et du soufre qui ren¬ 
trent dans le cycle des réactions initiales. 

Dans une dernière partie, M"“ Guerbet a soumis à la réaction 
de W.K. la désoxybenzoïne qui fournit du stilbène par un méca¬ 
nisme analogue. 

Il s’agit là d’un travail très soigné qui, sur le plan théorique, 
apporte une contribution non négligeable à l’étude d’une réac¬ 
tion fort complexe, dont le mécanisme général est encore assez 
mystérieux, malgré de nombreuses hypothèses émises à son sujet. 

En conséquence, la Commission propose d’attribuer le Prix des 
Thèses (Section des Sciences physico-chimiques) à M"" Guerbet. 







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SECTION DES SCIENCES NATURELLES, 

par une Commission composée de : 

M. Raoul, M 110 Lambin et M. Dillemann, rapporteur. 

Une seule thèse a été présentée dans la section, celle de M 1 " 
Marie-Jeanne Laroche : « Sur la sensibilité de l’animal tubercu¬ 
leux à l’activité pharmacodynamique des médicaments » (Doc¬ 
torat d’Etat). 

M 1 " Laroche s’est proposée, dans sa thèse, d’étudier si les 
réactions de l’animal tuberculeux aux agents pharmacodynami¬ 
ques sont les mêmes que celles de l’animal sain. Elle a été limi¬ 
tée dans sa recherche par le petit nombre d’espèces animales ai¬ 
sément tuberculisables et c’est pourquoi son travail porte sur le 
lapin, le cobaye et la souris. Après avoir précisé les conditions 
d’infestation des animaux, M ,Ie Laroche a obtenu un certain nom¬ 
bre de résultats du plus haut intérêt. 

Dans le domaine des médicaments du système nerveux cen¬ 
tral, elle a constaté que la souris tuberculeuse est beaucoup plus 
sensible aux barbituriques que la souris saine. Avec les anesthé¬ 
siques locaux, les résultats varient selon le produit utilisé ou l’es¬ 
pèce animale interrogée. Ainsi, l’activité anesthésique locale de 
surface du chlorhydrate de cocaïne est diminuée Chez le lapin 
tuberculeux ; au contraire, l’activité anesthésique locale d’infil¬ 
tration du chlorhydrate de procaïne est augmentée. 

M ,,e Laroche: a cherché des explications à ces phénomènes dans 
les modifications de la perméabilité des tissus au médicament et 
de la vitesse de destruction enzymatique de ce médicament. 

Etudiant l’histamine chez le cobaye tuberculisé, elle a cons¬ 
taté que celui-ci résiste de façon inattendue aux bronchospasmes 
histaminiques. Ici encore, elle a essayé de trouver l’explication 
par des expériences portant sur l’histaminase, mais les résultats 
ont été négatifs. 

M ,le Laroche: a signalé en outre des différences de -comporte¬ 
ment de l’animal tuberculeux à l’égard des principaux réactifs 
du système nerveux autonome (Adrénaline, noradrénaline. acétyl¬ 
choline, atropine). 

Le travail de M ne Laroche mérite d’être récompensé car elle a 
fait preuve, au cours de ses recherches, de nombreuses connais¬ 
sances techniques et elle apporte dés résultats dont les consé¬ 
quences pratiques n’ont pas besoin d’être soulignées. 

Aussi votre Commission propose-t-elle de lui décerner la Mé¬ 
daille d’Or. 




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SECTION DES SCIENCES BIOLOGIQUES - 

par une Commission composée de : 

MM. Truhaut, Vigneron et Desrordes, rapporteur. 

La Commission a eu à examiner le travail de M. Claude Helleu, 
seul candidat, thèse soutenue le 22 Janvier 1957, devant la Fa¬ 
culté de Paris, pour l'obtention du grade de Docteur en Pharma¬ 
cie, diplôme d’Etat. 

Ce travail intitulé « Détermination chimique et microbiologi¬ 
que de l’inositol urinaire chez l’homme », est divisé en trois par¬ 
ties : 

I. — Dosage de l’inositol en solution pure, 

II. — Extraction des cyclitols urinaires par les résines échan- 

geuses d’ions. 

III. — Recherches sur l’inosurie physiologique chez l’homme. 

La première partie est relative aux problèmes analytiques du 
dosage de l’inositol. L’auteur examine successivement les métho¬ 
des chimiques, microbiologiques et physico-chimiques. 

Le chapitre I est consacré au dosage volumétrique des inositols 
par l’acide périodique, M. Helleu se contente d’utiliser le pro¬ 
tocole maintenant classique, issu des travaux menés à bien dans 
les laboratoires des professeurs Fleury et Courtois, en y ajou¬ 
tant quelques remarques personnelles. 

Le chapitre II étudie la technique microbiologique à l’aide de 
Neurospora crassa. L’auteur précise de nombreux points de cette 
épreuve et expbse une technique qu’il a retenue. Il insiste sur 
l’importance des différents étages de la courbe obtenue et ne re¬ 
tient fort classiquement que la partie ascendante. A cette occa¬ 
sion, il reprend la constitution d’une gamme témoin correcte. 
Une bonne recherche des causes d’erreur est entreprise. M. 
Helleu décrit une étude sommaire mais suffisante, il insiste sur 
la verrerie et souligne l’influence si néfaste des détersifs inhi¬ 
bants et des oligo-éléments stimulants, pouvant constituer des 
souillures provenant de nettoyages insuffisants. On n’adoptera 
pas sans quelques réserves l’influence sur le titrage, de la ri¬ 
chesse en spores des ensemencements. Trop de facteurs sont 
variables dans les expériences de M. Helleu, la numération des 
spores y est trop élémentaire, les causes d’erreur non préci¬ 
sées. Les expériences gagneraient à être reprises avec des sou¬ 
ches ayant un âge plus constant. 

Le chapitre III est consacré à la description de la chroma¬ 
tographie sur papier des inositols selon la technique de Malan- 
geau, adoptée par l’auteur. 



— 52 — 


La deuxième partie est relative à l’extraction par les résines 
échangeuses d’ions. 

Après avoir exposé la technique de P. Maeangeae, M. H et. lf. u 
entreprend la mise au point de certains temps, afin d’adapter 
l’extraction des cyclitols à l’urine. Il en découle, entre autres, 
une très intéressante étude de la rétention de l’inositol par une 
résine. 

Enfin, l’auteur décrit le protocole opératoire adopté pour l’ana¬ 
lyse des urines au point de vue inosurie. L’exposé peut, à certains 
égards, paraître un peu compliqué et le travail gagnerait à être 
présenté peut-être sous forme de tableau par exemple. 

La troisième partie, ayant trait à l’étude de l’inosurie chez 
l’homme, est divisée en trois chapitres : 

Au chapitre I, M. Helleu précise l’élimination chez l'homme 
normal qui doit être de 27 mg p. 1.000 de méso-inositol selon 
lui. 

Le chapitre II comporte l’étude des variations de l’inosurie 
sous l’influence du régime alimentaire. 

Le chapitre III est relatif au comportement de l’organisme 
normal devant une surcharge em méso-inositol. 

L’auteur ne retrouve pas la totalité d’urte telle surcharge à 
l’élimination. 

Enfin, M. Hblleu présente, pour clore son travail, une hypo¬ 
thèse possible sur le métabolisme du méso-inositol chez l’homme 
dans laquelle il fait intervenir le seyllitol : 

- Méso-inositol — > seyllitol —>scyllito méso-inositol - 

On peut être déçu que l’auteur n’ait pas étudié à cette occasion, 
le cycle journalier de l’élimination horaire du méso-ino'sitol. 

On peut apprécier dans ce travail la qualité des recherches 
effectuées dans Un triple domaine (chimie, physique, bactério¬ 
logie) tout en regrettant' certaines défaillances. En particulier, 
un bactériologiste de stricte obédience ne saurait admettre pas¬ 
sivement la souillure, maintes fois signalée, de cultures enva¬ 
hies par des moisissures étrangères (p. 21, p. 19), sans que 
l’auteur ne rappelle quelques principes élémentaires pour obvier 
à cet inconvénient (local réservé aux ensemencements, rayons 
U.V., élimination des courants d’air...) à mettre en œuvre par 
l’opérateur. Du point de vue physiologique, on peut regretter que 
l’expérimentation soit un peu sommaire (menus peu variés, 
absence d’étude d’un cycle journalier, utilisation d’autres sub¬ 
stances pour la mesure de la surcharge, etc...). 

Il s’agit dans l’ensemble d’un travail sérieux, documenté, où M. 
Helleu a fait preuve de solides qualités analytiques. La Com¬ 
mission propose l’octroi, à cette thèse, du prix de la Section des 
Sciences biologiques. 




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PRIX CHARLES LEROY. 

par une Commission composée de : 

MM. Paris, Joffard et Jequier, rapporteur. 

Le prix Charles Leroy est destiné à récompenser l’auteur du 
meilleur travail paru dans les deux dernières années et ayant eu 
pour but l’analyse chimique d’une plante médicinale ou d’un pro¬ 
duit médicamenteux d’origine végétale, avec séparation et carac¬ 
térisation des principes immédiats que renferme cette plante ou 
ce produit. 

Votre Commission n’a eu à examiner qu’un seul travail, la 
thèse de Doctorat d’Université présentée en 1957 devant la Facul¬ 
té de Pharmacie de Paris par M. Roger Latour, bachelier en 
pharmacie de l’Université de Montréal et licencié en pharmacie 
du Collège des Pharmaciens de la Province de Québec. 

Cette thèse, intitulée « Contribution à l’étude de quelques 
quinones d’origine végétale » comprend deux parties : dans la 
première, l’auteur dresse l’inventaire des benzoquinones et des 
naphtoquinones d’origine végétale actuellement connues, en indi¬ 
quant leur constitution, leurs propriétés physico-chimiques et 
leur origine botanique, puis il passe en revue leurs propriétés 
pharmacologiques. Dans la deuxième partie, la plus importante 
et qui constitue la partie originale de ce travail, M. Latour, 
après un rappel des travaux antérieurs, étudie plus particulière¬ 
ment les quinones extraites du Henné : Lawsonia inermis L. 
(Lythracées) et de YEmbelia Barbeyana Mez (Myrsinacées). 

L’auteur a repris l’étude chimique des feuilles de Henné, con¬ 
nues et utilisées depuis l’antiquité comme cosmétique et comme 
teinture, et en médecine populaire, comme topique, par suite de 
leurs propriétés astringentes. Au cours d’essais préliminaires, il 
a caractérisé dans la drogue, en dehors de la lawsone, qui en 
avait déjà été isolée précédemment, un deuxième pigment qui- 
nonique et il a mis en évidence la présence de dérivés flavoni- 
ques, qui n’y avaient pas encore été signalés. Par contre, ni alca¬ 
loïdes, ni saponosides n’ont été décelés, non plus que l’acide gal- 
lique pourtant signalé par différents auteurs. La présence de ta¬ 
nins n’est pas certaine, leurs réactions n’étant pas nettes en 
présence de quinones. 

Enfin, du mannitol a été séparé à l’état cristallisé à partir de 
l’extrait alcoolique. 

L’extraction des différents pigments du Henné a été ensuite 
effectuée. En ce qui concerne la lawsone, qui est la 2-hydroxy 
1,4-naphtoquinone, après plusieurs essais, une méthode satisfai- 



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santé de séparation a finalement été mise au point, et le produit, 
obtenu à l’état cristallisé, présentait des constantes (P.F., Rf, 
spectres U.V. et I.R.) en bon accord avec, les données de la littéra¬ 
ture. 

Quant au 2 e pigment quinonique, mis en évidence par chroma¬ 
tographie sur papier dans l’extrait éthéré de la drogue, il n’a pu 
être isolé à l’état de pureté. Des dérivés flavoniques, présents 
dans l’extrait éthéro-acétique, ont également été séparés par chro¬ 
matographie sur papier. Cette technique a fourni 2 spots (en 
butanol acétique) révélés en jaune par la potasse alcoolique et 
le chlorure d’aluminium. Des essais de purification et de frac¬ 
tionnement ont été effectués mais il n’a pas été possible à l’auteur 
d’obtenir, des produits bien définis, ces substances se résinifiant 
très facilement. 

L ’Embelia Barbeyana Mez est une Myrsinacée malgache ver¬ 
mifuge. On avait déjà isolé des racines de la drogue l’embéline 
qui est une benzoquinone : la 2,5-dihydroxy 3-undécyl 1,4-ben- 
zoquinone. 

L’auteur, après avoir procédé à l’extraction de cette quinone, 
en a précisé certaines propriétés physiques : Rf après chromato¬ 
graphie sur papier, spectres ultra-violet et infra-rouge. 

M. Latour a,,en outre, effectué l’étude pharmacologique de la 
lawsone, et de l’embéline. Ces recherches constituent une partie 
fort intéressante de sa thèse, mais débordent le cadre de nos pré¬ 
occupations présentes. 

En conclusion, et pour rester dans le domaine de l’analyse chi¬ 
mique des plantes médicinales, M. Latour a enrichi nos connais¬ 
sances sur les principes immédiats de deux plantes médicinales 
renfermant des dérivés quinoniques. Votre Commission, estimant 
que M. Roger Latour a largement rempli les conditions requises 
pour l’obtention du prix Charles Leroy, se trouve donc unanime 
pour vous proposer que cette récompense lui soit décernée. 




55 — 


PRIX PIERRE V1G1ER. 

par une Commission composée de : 

MM. Janot, L. David et Lagarce, rapporteur. 

Le seul travail qui a été présenté cette année pour l’obtention 
du prix Pierre Vigier est la thèse de Doctorat en Pharmacie de 
Monsieur Guy Billat qui a pour titre : 

« Contribution à l’enrobage gastro-résistant des comprimés ». 

Cette thèse a été présentée et soutenue en Janvier 1957 à notre 
Faculté devant un jury composé de Monsieur le Professeur Janot, 
Président, assisté de Messieurs les Professeurs L. Domange et A. 
Quevauvil'ler. 

La question de l’enrobage des formes pharmaceutiques : 
pilules, perles, comprimés, dragées, granulés, etc... est particu¬ 
lièrement à l’ordre du jour et pose à l’officine comme à l’indus¬ 
trie pharmaceutique des problèmes sans cesse nouveaux suivant 
que l’on veut protéger au cours du passage gastrique, pour des 
raisons diverses) des médicaments variés qui ne doivent agir 
qu’après désagrégration et dissolution plus ou moins rapide dans 
le milieu intestinal. 

L’aspect extérieur de ce travail est net et bien ordonné. Il 
repose sur une bibliographie sérieuse et bien exposée. Le texte 
est aéré et la lecture facile, les reproductions de clichés radio¬ 
graphiques illustrent le texte d’une-iaçon heureuse. 

Après avoir passé en revue les raisons et les obligations qui 
conditionnent les différentes manières d’enrobage des diverses 
formes pharmaceutiques, Monsieur Guy Billat étudie les dif¬ 
férentes préparations commerciales existant sur le marché. 

Il expose ensuite ses travaux de contrôle d’enrobage gastro¬ 
résistants et entérosolubles par désagrégation in vitro suivant 
deux techniques différentes : 

1) Avec l’appareil du Codex Français (type Volckringer) à 
mouvements horizontaux. 

2°) Avec l’appareil de la Pharmacopée américaine (type U.S.P.) 
à mouvements verticaux. 

Il publie ses résultats comparatifs pour les enrobages au gluten, 
au Rhodopas, à l’Isocheratol, à la gomme laque (Shellac) et à 
l’acétophtalate de cellulose simple. Il retient ce dernier comme 
le plus intéressant parmi tous ceux examinés. En effet, avec un 
enrobage le plus faible il obtient un temps de délitement gas¬ 
trique très retàrdé et une désagrégation intestinale très rapide ce 
qui est le plus souhaitable pour l’action thérapeutique. 



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Les expériences in vitro ont été complétées et confirmées par 
des essais in vivo en employant des comprimés de sulfate de 
baryum enrobés avec O 1 ,15 g d’acétophtalate de cellulose. Les 
clichés successifs ont montré qùe de tels comprimés traver¬ 
saient bien l’estomac sans être attaqués et que leur désagréga¬ 
tion s’obtient rapidement dans l’intestin au plus tard dans l’ileon. 

En terminant l’auteur conclut qu’actuellement seul l’enrobage 
à l’acétophtalate de cellulose, dénué de toxicité, d’un emploi 
facile permet de ne pas trop alourdir le poids et la taille du com¬ 
primé et atteint pleinement son but c’est-à-dire de passer intact 
dans l’estoînac tout en se désagrégeant rapidement dans l’intes¬ 
tin, toutes propriétés qui ne semblent pas subir l’influence du 
temps. 

Le grand intérêt scientifique et pratiqué de ces recherches n’a 
pas échappé à la Commission qui propose à l’unanimité d’attri¬ 
buer le prix Pierre Vigier à Monsieur Guy Bjli.at pour sa : $ 

« Contribution à l’enrobage gastro-résistant des comprimés ». 




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PRIX ANTOINE ET FÉLIX BALLAND. 

par une Commission composée de : 

MM. Péronnet, L. David et Kerny, rapporteur. 

Ce prix est destiné à récompenser le meilleur travail (ne fût-ce 
qu’une simple note scientifique) ayant fait l’objet d’une présenta¬ 
tion à l’Académie de Pharmacie, par un pharmacien militaire 
jusqu’au grade de capitaine inclus, au cours des deux dernières 
années. 

Aucun travail, ou note, n’avant été présenté à l’Académie, par 
un pharmacien militaire du grade exigé, au cours des années 
1956 et 1957, le prix Balland 1957 ne peut être attribué et votre 
Commission propose que, conformément aux dispositions de 
l’article 46 du Réglement de l’Académie, l’attribution de ce prix 
soit reportée à l’année prochaine. 





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PRIX DE L'ASSOCIATION DES DOCTEURS EN PHARMACIE. 

par une Commission composée de : 

MM. Boinot, Schuster et Chaigneau, rapporteur. 

La Commission a examine avec grand intérêt les deux thèses 
présentées. 

Celle de M'"' ! I. Guéry-Bousez sur Les pharmacies hospitalières 
du Val de Loire est le résultat d’un long travail oui a demandé 
beaucoup de patience. La lecture de cet ouvrage illustré est fort 
agréable et on y trouve de nombreux renseignements sur les 
origines, les locaux, le matériel, les approvisionnements et le per¬ 
sonnel de chacun des seize Hôtels-Dieu visités. L’examen des 
archives de l’Hôpital d’Angers a fourni une preuve de l’existence 
de ces gagnants-maîtrise dont la condition présentait de curieuses 
particularités. Il est à remarquer que la bibliographie est très 
bien faite, comprenant la liste des archives consultées dont une 
partie est classée comme étant sans profit pour le sujet. Il serait 
évidemment souhaitable que cette pratique se généralise, tout 
au moins dans cette discipline historique. 

La thèse de M. Paressant est une Contribution à l’étude des 
rapports entre la Pharmacie et la Parfumerie. L’auteur souligne, 
tout d’abord, le rôle important que la Parfumerie a joué aux 
côtés de la Pharmacie dans l’art de guérir, principalement jusqu’à 
la fin du XVIII e siècle. Puis il fait remarquer l’insuffisance de 
la Loi de Germinal et du Code de la Santé quant aux rapports 
entre les deux professions ; ce chapitre est appuyé par de solides 
arguments qui ont mené M. Paressant a exprimer des vœux 
constructifs. Il s’agit là d’une œuvre personnelle ouvrant des 
horizons nouveaux sur la jurisprudence. 

La Commission a estimé que ce dernier travail a apporté une 
contribution particulièrement riche à notre connaissance de la 
Déontologie et vous propose de décerner le Prix de l’Association 
des Docteurs en Pharmacie à M. Paressant. 




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PRIX PROUZERGUE, 

par une Commission composée de : 

MM.Finelle, Rfatsse et Marcelli, rapporteur. 

Le Jury, pour l’attribution en 1957 du prix Prouzergue, réuni 
sous la présidence de Monsieur Finerle, a eu à examiner les tra¬ 
vaux présentés par Monsieur Fernand Badré, Pharmacien-chi¬ 
miste Principal de la Marine, Docteur ès Sciences, Professeur de 
Chimie et Toxicologie à l’Ecole d’Application de Médecine et 
Pharmacie Navale, Chef de la Section Physico-Chimie du Labo¬ 
ratoire de la Commission d’Etudes pratiques des Sous-Marins. 

Ces travaux sont au nombre de trois : 

1° Appareil de dosage continu du gaz carbonique dans les 
atmosphères confinées. Application aux sous-marins et aux abris 
étanches. 

Après un bref rappel des méthodes physiques de dosage conti¬ 
nu du C0 2 on décrit le principe de l’appareil, basé sur là varia¬ 
tion de pH réversible d’une solution dans laquelle passe l’air plus 
ou moins riche en CO a . Cette variation est appréciée grâce à un 
indicateur coloré et un montage photocolorimétrique. 

2°) Méthode d’évaluation de l’oxycarbonémie à partir des con¬ 
centrations d’oxyde de carbone dans l’air alvéolaire. 

On a établi la correspondance entre le taux d’oxyde de carbone 
alvéolaire (concentration à l’équilibre pour la respiration d’oxy¬ 
gène en circuit fermé) et le taux de carboxyhémoglobine mesuré 
par extraction des gaz et analyse selon une technique mise au 
point par l’auteur. 

Cette méthode non sanglante étudiée sur de nombreux sujets 
a donné des résultats satisfaisants. 

3°) Etude d’appareils destinés à l’évaluation de l’explosivité 
des mélanges d’air et de gaz ou vapeurs combustibles. 

Ces appareils utilisent la combustion catalytique des mélanges 
sur un filament de platine chauffé faisant partie d’un pont de 
Wheatstone. 

La température s’élevant la résistance varie et déséquilibre le 
pont proportionnellement au taux de gaz combustible. L’auteur 
étudie les différents facteurs intervenant sur cette mesure et 
notamment le pouvoir calorifique du gaz et sa vitesse de diffusion 
dans l’air, caractérisée par la racine carrée de sa densité. 11 déter¬ 
mine ainsi un facteur de correction rendant compte des écarts de 
lecture pour des mélanges différents en concentration théorique¬ 
ment équivalente. 

Il est apparu au Jury que les travaux de Monsieur Badré, qui 
ont trait à des problèmes importants de sécurité, méritent d’être 
récompensés par l’attribution du prix Prouzergue en 1957. 




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PRIX CHOAY-CHAMPIGNY, 

par une Commission composée de : 

MM. Cheymol, Gautier et Piette, rapporteur: 


Deux chercheurs ont fait acte de candidature, Messieurs Gi¬ 
rault et Savel. 

M. Girault est ancien Interne des Hôpitaux de Paris et actuel¬ 
lement Chef de Laboratoire de Chimie biologique au Groupe 
Hospitalier Necker-Enfants Malades. Ses études, universitaires 
ont été brillantes, comme en témoignent certains résultats : lau¬ 
réat de la Faculté de Pharmacie, place de premier au Cours 
Supérieur de Microbiologie de l’Institut Pasteur. Titulaire d’autres 
certificats, M. Girault, actuellement étudiant en Médecine de (5 e 
année, travaille en vue d’une thèse de Doctorat. Ses recherches 
se situent dans plusieurs domaines : nous relevons un travail 
effectué en collaboration avec M. le Doyen Faiîre, à propos de 
l’action du plomb sur l’embryon de Poulet et un autre ayant 
trait au baryum (pour lequel s’étaient joints MM. Truhaut et 
Berrod), soit deux études présentées sous forme de notes aux 
Comptes Rendus de FAcadémie des Sciences. Dans le cadre des 
recherches hospitalières, M. Girault s’est attaché au problème 
du recueil et de. l’analyse de la sueur globale, des acides aminés 
urinaires (chromatographie sur papier, en particulier), des anti¬ 
coagulants, travaux qui ont fait l’objet de notes présentées en 
commun avec des cliniciens et des collaborateurs du laboratoire. 
Il nous faut ajouter que ce candidat est déjà lauréat de l’Aca¬ 
démie de Médecine (Prix Jansens). 

M. Savel, ancien Interne des Hôpitaux psychiatriques de la 
Seine, est actuellement Chef de Laboratoire de Chimie biologique 
à l’Hôpital Cochin et Chef de Travaux Pratiques de Biologie ani¬ 
male à la Faculté de Pharmacie. A la suite de recherches effec¬ 
tuées sous la direction de M. le Professeur Cavier, il a soutenu 
en li954 une thèse de Doctorat en Pharmacie d’Etat, très remar¬ 
quée, sur la constitution et le métabolisme protéique d 'Ascaris 
lumbricoides. Après une analyse chimique et une étude des con¬ 
ditions de survie du parasite, le métabolisme protéique a fait 
l’objet d’une investigation méthodique poursuivie en faisant 
varier les conditions de vie (jeûne protidique, restriction 
hydrique). Il a été ainsi démontré que, suivant les circonstances,. 
Y Ascaris peut être considéré comme un animal à métabolisme 
uréotélique et ammoniotélique. L’auteur a également envisagé le 
catabolisme des nucléoprotéides, le métabolisme intermédiaire 



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des amino-acides, les réactions de transamination, pour montrer 
en conclusion que la notion classique de dégradation par la vie 
parasitaire méritait d’être revisée en ce qui concerne l’Ascaris. 
Dans le domaine de la parasitologie, M. Savel s’est également 
intéressé au genre Trichomonas (culture, thérapeutique). Les 
fonctions hospitalières du candidat l’ont par ailleurs conduit à 
la publication d’une douzaine de notes relatives à l’isoniazide, 
l’acide para-aminosalicylique, les corps cétoniques, l’eau dans 
les tissus, l’acide urique sanguin, notes dans certaines, desquel¬ 
les il préconise des méthodes de dosage particulières. 

Si les travaux des deux candidats, orientés vers la Chimie 
biologique, ne soulèvent aucune difficulté, il n’en va pas de même 
des titres, M. Savel (ancien Interne des Hôpitaux psychiatriques, 
et non des Hôpitaux de Paris) ne répondant pas aux conditions 
requises. C’est pour cette raison que la Commission se devait de 
demander le sentiment des donateurs sur ce point. Ceux-ci, 
ayant fait connaître qu’une exception pouvait être faite (comme 
en 1956, d’ailleurs), la Commission propose, eu égard aux tra¬ 
vaux des deux candidats, que le Prix Choày-Champigny soit, 
exceptionnellement pour 1957, partagé sur un pied d’égalité entre 
MM. Girault et Savel. 




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PRIX DU C.N.O.P., 

par une Commission composée de : 

MM. Fleury, Président, Arnal, Cheymol, R. Fabre,- Guerbet, 
Guillot, Janot, Joffard, Mascré, Rolland, Truhaut et.. 
Lagarce rapporteur. 

I. — Prix de 100.000 francs destiné à récompenser un Pharma¬ 
cien de nationalité française pour des publications on travaux, 
concernant l’analyse médicale. 

Les travaux qui ont été présentés par les candidats à la com¬ 
mission sont exposés suivant l’ordre alphabétique. 

1° G. Bassac, Docteur en Pharmacie, Licencié es Sciences, 
Diplômé d’études Supérieures de Chimie, 9, Rue Grande Armée, 
Marseille (B.-du-R.). 

Contribution à l’étude de la sédimentation sanguine. 

Travail publié en 1939, de 138 pages illustrées de nombreux 
graphiques, étudie le mécanisme complexe de la sédimentation 
sanguine et les nombreuses causes d’erreur cjui peuvent se pré¬ 
senter au cours de cet examen : 

a) défaut et diversité d’information des méthodes. 

b) Influence des causes extérieures. 

c) Incidences de certains états physiopathologiques. 

d) difficultés des prises de sang et de la lecture du niveau 

plasma-globules. 

Après avoir étudié les caractères de la sédimentation sanguine 
et ses bases physiques, chimiques et biologiques l’auteur décrit 
les principales méthodes de mesures connues, il en fait la cri¬ 
tique et en discute les résultats. 

Il propose enfin une méthode originale de sédiométrie électrique 
et compare les résultats fournis par cette méthode avec ceux 
obtenus par la méthode classique de Westergreen. 

La méthode électrique de Bassac semble devoir donner au bio¬ 
logiste clinicien des renseignements intéressants, particulière¬ 
ment dans les sangs très pathologiques et très fortement hypo- 
globuliques où la sédimentation se fait mal et ou une importante 
zone de flou rend la lecture extrêmement difficile. 

2° M lle M. Dieuzeide, Docteur en Pharmacie, Ex-stagiaire au 
C.N.R.S., Lauréate des Facultés de Pharmacie de Montpellier et 
de Paris, 23, Rue Ernest Michel, Montpellier (Hérault). 



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Présente sa thèse de Doctorat d’Etat soutenue à Paris en 1950 
qui lui a valu l’attribution du Prix Faure. Ce travail est intitulé : 

Sur les techniques de dosage de radioélément artificiel 
en biologie. 

— Ce travail commencé à l’Institut de Radium a été effectué 
en grande partie au Laboratoire de Physique de la Faculté de 
Pharmacie de Paris ainsi qu’à l’hôpital Broussais sous la direc¬ 
tion de Monsieur le Professeur Guillot. 

La première partie de ce travail est une mise au point biblio¬ 
graphique de l’état actuel du problème du dosage des radioiso¬ 
topes en biologie. En trois chapitres ont été successivement étu¬ 
diés ses conditions physiques, ses facteurs chimiques, enfin les 
facteurs biologiques ayant une répercussion sur les techniques de 
dosage. Un quatrième chapitre établit une monographie des tech¬ 
niques proposées oü utilisées par les auteurs. 

La deuxième partie expose un- travail personnel de mise au 
point de quelques techniques rigoureuses. L’ensemble des condi¬ 
tions, de facteurs de dosage, ainsi que les imperfections ou les 
inconvénients des méthodes ulilisées jusqu’ici, conduit l’auteur 
à l’étude expérimentale : 

a) d’une part des méthodes de dosage après destruction de la 
matière organique ; 

b) d’autre part d’une méthode générale de dosage direct après 
étalement des tissus en couches minces. 

Les méthodes habituelles de dosage des radioéléments après 
destruction des matières organiques donnant des pertes pouvant 
aller jusqu’à 20 %, Mademoiselle Dieuzeide propose un dosage 
direct des tissus après broyage rapide, mélangés avec une solu¬ 
tion de gélatine et étalement en couche mince, cette opération très 
rapide peut être conduite en 5 minutes. 

Cette méthode permettant d’opérer sur un poids d’organe infé¬ 
rieur ou égal à 50 milligrammes est très intéressante car elle per- 
.met un dosage direct applicable à tous les radioéléments et à 
toute matière organique. Elle évite les longues manipulations 
chimiques source de pertes du radioélément, sa grande sensibilité 
en fait une méthode de choix pour les recherches effectuées sur 
les petits animaux de Laboratoire. 

3" J. Fercocq, Pharmacien honoraire, Licencié ès Sciences, 
Ex-interne des Hôpitaux de Paris et Asiles de la Seine, Ex-élève 
de l’Institut Pasteur, 66, Av. Rochambeau, La Varenne, (Seine). 

A présenté dans la presse pharmaceutique et particulièrement 
dans la Documentation du Biologiste praticien 3' année, N'” I. 
1949 diverses techniques pour des méthodes d’analyse rapides 
nécessitant un appareillage très simple. Nous citerons en parti¬ 
culier celles concernant la recherche et le dosage colorimétrique 



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des corps cétoniques et cétogènes dans l’urine, la recherche et la 
différenciation des albumines urinaires, la recherche de divers 
microbes dans l’urine et le titrage de l’eau oxygénée. 

Les techniques sont celles d’un praticien averti qui a intel¬ 
ligemment utilisé les méthodes classiques en les perfectionnant 
et les simplifiant d’une heureuse façon. 

4° H. Marcelet, Docteur en Pharmacie, Expert près les Tri¬ 
bunaux, Ancien interne des Hôpitaux, Diplômé de Sérologie (Ins¬ 
titut Fournier), Diplômé d’Hématologie (Faculté de Médecine de 
Paris), Lauréat de la Faculté, Prix de Thèse, 4, rue de Lépante, 
Nice (A.-M.). 

Présente un travail daté de Septembre 1D51 sur le : 

Diagnostic sérologique îles états cancéreux. 

Les recherches commencées en 1941 dans le Laboratoire du 
Professeur Roche à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de 
Marseille lui permirent de présenter en 1944 une Thèse de Doc¬ 
torat en Pharmacie à Marseille intitulée : Recherche sur la Phos¬ 
phatasémie à l’état normal et pathologique. 

C’est en utilisant l’action du zinc sur la Phosphatase alcaline 
du sérum qu’il a émis une méthode qui est une variante de la 
technique de Kay et est destinée à mesurer la valeur de l’activité 
phosphatasique de l’enzyme du sang des cancéreux ou présumés 
tels. 

Cette méthode se termine par un dosage colorimétrique du 
phosphore libéré en fin d’hydrolyse. Elle ne nécessite aucun 
appareillage particulier. Les résultats communiqués portant sur 
de nombreux malades ou individus normaux donnent un pour¬ 
centage d’exactitude suffisant pour considérer une telle méthode 
comme intéressante. 

5° J. Thiery, Docteur en Pharmacie, Biologiste diplômé de 
l’Institut Pasteur, Chef de Laboratoire des Houillères Nationales 
(groupe de Valenciennes), Anzin (Nordl. 

Nouvelles techniques de microsérologie sur sang sec. 1 

— Recherche sur de nouveaux procédés de microsérologie de 
la syphilis. 

— Application de l’antigène du V.D.R.L. aux micro-méthodes 
sur sang sec. 

— Notes sur la réagine syphillitique (constatations lors de 
l’étude des microsérologies sur sang sec). 

L’auteur a mis au point 3 nouvelles techniques de mieroséro- 
logie de la syphilis utilisant le sang prélevé par ponction digitale 
sur papier filtre et desséché à la température ambiante. La réac¬ 
tion d’hémolyse s’effectue directement sur le papier-sang. Les 
deux réactions de floculation pratiquées sur le liquide de rçab- 



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sorptioir des papiers-sangs par une solution à 3,5 % de polyvinyl- 
pyrolidone utilisent l’une l’antigène de Meinicke sensibilisée au 
bornéol, l’autre l’antigène de Kline. 

Cette méthode à triple contrôle ne remplace pas les macromé¬ 
thodes normales mais présente un intérêt pour des examens ré¬ 
pétés et pour suivre l'efficacité d’un traitement ou pour les exa¬ 
mens des nouveau-nés et de jeunes enfants. 

— Tout en ne sous-estimant pas le travail de ces auteurs la 
Commission a particulièrement retenu les travaux d’un de nos 
éminents Confrères, Pharmacien qui consacre sa vie à la biologie 
et à l’analyse médicale, M. Maurice Herbain, Docteur en Pharma¬ 
cie, Assistant à la Faculté de Médecine de Paris. 

Bien connu de tous les chercheurs analystes depuis son arrivée 
comme major à l’Internat en Pharmacie des Hôpitaux de Paris 
qu’il termina comme Médaille d’Or. 

Dès son entrée dans les hôpitaux il commença à se faire con¬ 
naître dans le Laboratoire du Professeur Mascré et du Docteur 
Noël F ils singer par les nombreuses publications qu’il fit avec 
ses deux maîtres. 

Il édita en 1933 avec les Dqcteurs N. Fiessinger et H.-R. Oli¬ 
vier chez Maloine un manuel de technique analytique « Les diaq- 
nostics biologiques, » qui plusieurs fois réédité constitue un guidé 
sûr et pratique pour les analyses biologiques de base. 

Depuis cette époque et sans interruption il travailla avec pas¬ 
sion sur les grandes disciplines de la Biologie. 

Les travaux nombreux qu’il publia seul ou avec des collabora¬ 
teurs éminents concernent particulièrement le Métabolisme des 
Glucides, le Métabolisme des Protides, de l’Acétone, l’Enzymo- 
logie, la Technique biologique. 

— M. Maurice Herbain a été lauréat de l’Académie de Méde¬ 
cine, de l’Académie des Sciences en 1929. 

— Lauréat de la Faculté de Pharmacie en 1944. 

— Laiiréat de la Société de Pharmacie en 1944. 

— Membre actif de la Société de Biologie il est actuellement 
assistant de la Faculté de Médecine de Paris, à la Chaire de Pa¬ 
thologie expérimentale. 

C’est pour cette longue liste de travaux de Laboratoire et de 
recherches originales qui justifient la valeur scientifique du Doc¬ 
teur en Pharmacie Maurice Herbain, que la Commission propose 
de lui décerner le prix de 100.000 francs du Conseil national de 
l’Ordre. 

II. — Prix de 100.000 francs destiné à récompenser un Pharma¬ 
cien de nationalité française pour des travaux intéressant la 
législation, la jurisprudence, la déontologie ou la sociologie phar¬ 
maceutique, l’histoire de la Pharmacie, le Codex, ou plus géné¬ 
ralement tous travaux se rapportant aux attributions de l’Ordre 
National des Pharmaciens. 



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Les travaux présentés à la commission étaient les suivants : 

1. Ch. Beauche, Docteur en Pharmacie (Université de Paris), 
72, avenue Jean-Jaurès, Le Mans (Sarthe). 

Le rôle du Pharmacien 

dans le service des Prestations de la Sécurité Sociale. > 

L’auteur étudie depuis ses origines la Sécurité Sociale et son 
évolution au cours des ans. Le plan français et ses principes 
fondamentaux, l’organisation technique, les caisses primaires ré¬ 
gionales, la-fédération nationale, l’organisation administrative, le 
financement. Il envisage ensuite l’action sanitaire et sociale. 

Après ces généralités, il expose le rôle actif du Pharmacien 
dans les Assurances Sociales et les accidents du travail, les diffé¬ 
rentes fournitures pharmaceutiques, les lois qui régissent ses 
fournitures (Loi Lafay et Solïgnac), les tarifs divers. En termi¬ 
nant il souhaite qu’une collaboration étroite S’établisse entre le 
Pharmacien et les organismes de Sécurité Sociale comme elle 
existe entre le Pharmacien et le malade depuis toujours. Il s’élève 
contre les Pharmacies de Caisse et les Pharmacies mutualistes 
qui suppriment le libre choix du malade qui doit rester le droit 
intangible de l’assuré social. 

2. P. Métadier, Docteur en Pharmacie, Chargé de cours à 
l’Ecole de plein exercice de Médecine et de Pharmacie de Tours. 

La Pharmacie d’officine devant sa législation nouvelle. 

Ce texte publié en 1952 est une étude du domaine légal de 
l’Officine. Elle expose les tendances de la charte de la Pharmacie, 
la vente actuelle du médicament par les Pharmaciens et par les 
non-pharmaciens, les activités complémentaires de l’Officine. Le 
rôle social du Pharmacien. Un chapitre important est consacré à 
l’acte pharmaceutique et à sa rémunération. M. Métadier y ex¬ 
pose sa doctrine sur les honoraires du Pharmacien, doctrine sou¬ 
tenue depuis longtemps par son père et qu’il considère comme 
un sérieux moyen de permettre l’exercice libéral de la Pharma¬ 
cie et une revalorisation matérielle et morale de la profession. 

3. Pierre Wilsox-Caki.i, Docteur en Pharmacie, Ancien Ins¬ 
pecteur divisionnaire de la Santé, 65, rue Saint-Jacques, Mar¬ 
seille (Bouches-du-Rhône). 

Evolution et Orientation de la Pharmacie Française. 

Dans une première partie historique l’auteur envisage l’évo¬ 
lution de la Pharmacie à travers les âges depuis ses origines jus¬ 
qu’à aujourd’hui. 

Dans une deuxième partie il fait une étude critique de la Phar¬ 
macie contemporaine dans le détail même de son organisation. 




— 67 — 


En conclusion, il fait un pressant appel à la solidarité confra¬ 
ternelle et à l’Union pour défendre la Pharmacie contre les pé¬ 
rils qui la menacent, intérieurs et extérieurs à la profession. 

4. M. J. Volckringer, Docteur en Pharmacie, Chef du Ser¬ 
vice Central de la Pharmacie au Ministère de la Santé Publique. 
2, avenue Cl. Maistre, Paris (18'). 

Evolution et unification des Formulaires et Pharmacopées. 

Cet ouvrage commence par un historique très complet des 
formulaires et pharmacopées du monde entier depuis les plus 
lointaines origines à nos jours. 

L’auteur passe ensuite en revue jous les Congrès interna¬ 
tionaux qui contribuèrent à l’arrangement des pharmacopées de¬ 
puis le 19° siècle jusqu’à l’O.M.S. actuelle. 

Il décrit ensuite les divers ouvrages des Pharmacopées des 
différentes nations, leur présentation et leur réalisation et s’étend 
sur les Codex français depuis Germinal. Un chapitre est consacré 
à l’essai des médicaments et à leur conditionnement, leur con¬ 
servation, l’étiquetage, la réglementation des substances Véné¬ 
neuses, la posologie. Cet ouvrage est pourvu d’une abondante bi¬ 
bliographie et en appendice se trouve le catalogue très complet, 
comportant 65 pages, des ouvrages de Pharmacopée des origines 
à nos jours. 

Cet ouvrage important de près de 500 pages constitue un docu¬ 
ment unique présenté clairement et avec méthode. L’ensemble 
du travail donne une forte impression de conscience minutieuse 
qui a cherché sa documentation dans le monde entier. 

C’est pour ces différentes raisons que la- Commission propose 
d’attribuer ce prix de 100.000 francs à M. Volckringer pour 
son travail qui honore le Codex et la législation française. 




EXERCICE 1957. 


RAPPORT FINANCIER, 

par M. A. Guerbet, Trésorier. 

Messieurs et Chers Collègues, 

Jusqu’ici chaque année vous étiez accoutumés à écouter le rap¬ 
port financier de nos Commissaires aux Comptes sans interven¬ 
tion du Trésorier. 

Pour mettre notre gestion en harmonie avec nos statuts, il ïi 
été décidé que le Trésorier rendrait compte lui-même des opéra¬ 
tions de son ressort, les Commissaires aux Comptes intervenant 
par la suite pour juger de la correction des opérations réalisées. 

Je vais donc vous donner lecture en premier lieu de l’état des 
recettes et dépenses de l’Année 1957 : 

Recettes courantes : 


Cotisations . 503.000 

Droits d’entrée. 4.000 

Revenu du portefeuille. 14.920 


521.960 521.920 

Recettes exceptionnelles : 

Subvention des Membres. 56.960 

Subvention de la Société, des Amis 

de la Faculté Pharmacie .. 100.000 

Médailles. 12.000 

Plus value du portefeuille . 12.655 


181.615 181.615 

Recettes pour ordre : 

Prix Ghoay-Ghampigny . 50.000 

Prix du Conseil de l’Ordre. 200.000 


250.000 250.000 

Total des Recettes . 

Dépenses courantes : 

Secrétariat . 258.000 

Impressions et Frais Généraux ... 173.299 

Médailles et Prix . 18.825 

Frais de Banque . 2.040 

Couronnes . 23.300 

Cotisation Société des Amis des 

Sciences . 1.000 


953.535 























Dépenses pour ordre : 
Prix Choay-Champigny .. 
Prix du Conseil de l’Ordre 


50.000 

200.000 


250.000 250.000 

726.464 


Excédent des Recettes sur les Dé¬ 
penses. 227.071 

Nous avons décidé d’employer cet excédent de recettes à la 
constitution de différentes réserves qui nous sont imposées par 
nos statuts. 

Compte-tenu de .cette opération et du solde qui résultait des 
comptes arrêtés au 31 Décembre 1956, le Bilan de notre Société 
au 31 Décembre 1957 , s’établit comme suit : 


ACTIF : 

64 jetons argent Hijgia Salus (1796) Societas Pharmaceutica 

Parisiensis . 

12 jetons argent Mercure (1831) Commissaires experts du 

Gouvernement .. 

1 jeton argent Confraternité encouragement Bienfaisance 
Sté Prévoyance Pharmaciens de la Seine (1853) . 

Chèques Postaux . 

Comptoir d’Escompte . 

Valeurs en Portefeuille (suivant détail annexé) . .. 


Mémoire 

Mémoire 


Mémoire 

12.519 

138.842 

53.401 

903.603 


1.108.365 


PASSIF : 

Dotation (Art. 12). 

1) Dotation statutaire . 

2) Immeubles . 

3! Capitaux dont le re¬ 
venu assure les prix 
de fondation. 

4) Réserve Statutaire 
1/10 des revenus de 

1920 à 1936 . 

1/10 des revenus de 
1957 . 


40.000 

68.000 

26.051 

1.492 

27.543 27.543 


Fojids de réserve (Art. 14) 
Provisions. 

1) Pour impressions 
diverses . 


Exigible. 

Frais échus à régler... 
Solde à reporter au 31 
décembre 1956 . 


41.528 

227.071 227.071 

25.020 
856.274 


1.108.365 






















— 70 i — 


En vue de l’exercice 1958; les prévisions suivantes ont été faites : 


Recettes. 

Cotisations et droits 

d’entrée . 525.000 

Revenu du Portefeuille. 15.000 
Subventions et dons . . 50.000 


590.000 


Dépenses. 

Secrétariat .. 300.000 

Impressions et Frais 

généraux . 200.000 

'Médailles et Prix .... 30.000 

Divers . 60.000 


590.000 


Composition do portefeuille. 


Cours 31/12/1757 


870 fr rente 3 % 45 .. 
840 fr rente 3 % 45 ... 
2.170 fr rente 3 % perp.. 
540 fr rente 3 % perp • 
10.500 fr rente 3 1/2 52 


58 Fr. 16.670 

58 Fr. 16.240 

57,80 Fr. 41.789 

57,80 Fr. 10.404 

105,70 Fr. 317.100 


Bons du Trésor 
Bons du Trésor 


Fr. 402.203 
Fr. 302.400 
Fr. 199.000 


Fr. 903.603 


Je cède la parole à Monsieur Lagarce qui commentera devant 
vous ces résultats financiers. 


RAPPORT DE LA COMMISSION DES FINANCES. 

Commissaires aux comptes : 

MM. Félix Martin et F. Lagarce, rapporteur. 

Messieurs, ■ 

Notre Trésorier Monsieur Guerbet a mis à notre disposition 
toutes les pièces comptables nécessaires. Cette comptabilité est 
présentée d’une façon claire et méthodique qui a grandement 
simplifié notre travail. 

Comme vous venez de l’entendre à la lecture du bilan, la situa¬ 
tion financière de l’Académie se présente d’une façon favorable, 

Grâce au relèvement de la cotisation qui est passée de 3.#0 
Francs à 4.00'0 Francs minimum pour les membres résidants et 
de 1.500 Francs à 2.000 Francs pour les membres honoraires, 
les recettes en Cotisations pures passent de 386.906 Francs à 
503.000 Francs ; elles sont en augmentation de 116.194 Francs ; 
par contre, ce qui est normal, les subventions spontanées des 
Membres passent de 94.052 à 56.960 Francs. 



















— 71 — 


La subvention des Amis' de la Faculté passe de 50. (KM) Francs 
à 100.000 Francs, ce qui est très appréciable et mérite une men¬ 
tion spéciale. 

La valeur du Portefeuille qui était de 691.948 Francs en 1956 
passe, grâce à l’achat de 199.000 Francs de Bons du Trésor et 
à une plus value de 12.655 francs, à 903.603 francs. 

Les dépenses courantes ont été réduites de 602.584 Francs 
pour 1956 à 476.464 Francs pour 1957. Les frais de Secrétariat 
restent toujours réduits au minimum grâce à l’amabilité de notre 
Secrétaire Général, Monsieur le Doyen Fabre. Ceci a- permis 
finalement d’obtenir un .excédent de recettes sur les dépenses de 
227,701 Francs. 

Cet excédent de recettes a été utilisé à la constitution de ré¬ 
serves statutaires, ce qui permet d’établir en fin Décembre 1957 
un Bilan bien équilibré et conforme à nos statuts. 

Nous pensons être vos interprètes en remerciant tous nos géné¬ 
reux donateurs et particulièrement le Conseil de l’Ordre et les. 
Laboratoires Choay pour leurs prix que nous distribuons chaque 
année, et les Amis de la Faculté pour leur subvention. Nos re¬ 
merciements tout spéciaux vont également à notre dévoué Tré¬ 
sorier Monsieur Guerbet. 

En terminant nous vous demandons, Messieurs, de bien vouloir 
approuver les Comptes de l’Exercice 1957 tels qu’ils vous ont été 
présentés. 




— 72 — 


PRIX DE L'ACADÉMIE DE PHARMACIE. 


I. — Prix de l’Académie (Extrait du Règlement). 

Prix des Thèses. — L’Académie décerne à la fin de chaque an¬ 
née, s’il v a lieu, des prix aux auteurs des meilleures thèses sou¬ 
tenues devant la Faculté de Pharmacie de Paris, au cours (le 
Vannée scolaire qui vient de s’écouler. 

Ces prix sont représentés par trois médaillés d’or et trois ^ar¬ 
gent attribuées : 1° une médaille d’or de 3'OK) francs et une mé¬ 
daille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des sciences 
physico-chimiques ; 2° une médaille d’or de 300 francs et une 
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des 
sciences naturelles ; 3° une médaille d’or de 300 francs et une 
médaille d’argent, aux travaux effectués dans le domaine des 
sciences biologiques (Décision de la Société de Pharmacie en date 
du 6 novembre 1935). 

Exceptionnellement, il pourra être accordé dans chaque section 
une seconde médaille d’argent sur la demande de la Commission 
et après un vote de l’Académie dont la majorité devra compren¬ 
dre au moins les deux tiers des membres présents. 

Si l’Académie juge que les travaux soumis à son appréciation 
n’ont pas une valeur suffisante, le nombre des médailles pourra 
être moindre, et les médailles d’or pourront être remplacées par 
des médailles d’argent. 

Nota. — Tout candidat aux prix des thèses doit faire parvenir 
à l’Académie, avant la séance d’octobre (premier mercredi), cinq 
exemplaires de son travail ; il choisit lui-même, en faisant cet 
envoi, la section dans laquelle il désire concourir. 

II. — Prix de Fondation. 

Prix Dubail. — Prix triennal de 300 francs, destiné à récom¬ 
penser le meilleur ouvrage imprimé ou manuscrit ayant trait à 
la chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1959. 

Prix Charles-Leroy. — Prix biennal de 500 francs. Ce prix sera 
accordé à l’auteur du meilleur travail paru dans les deux der¬ 
nières années ayant pour but l’analyse chimique d’une plante 
médicinale ou d’un produit médicamenteux d’origine végétale, 



— 73 — 


avec séparation et caractérisation des principes immédiats que 
renferme cette plante ou ce produit (Décision de la Société, 
séance du 6 juin 1906). Ce prix pourra être décerné en 1959. 

Prix Landrin. — Prix triennal de 900 francs, « destiné à ré¬ 
compenser le pharmacien ou l’étudiant en pharmacie français 
qui aura présenté à la Société le meilleur travail de recherches 
sur de nouveaux principes définis tirés des végétaux : acides, 
alcaloïdes, glucosides, etc... » ( Extrait du testament). Ce prix 
pourra être décerné en 1959. 

Prix Pierre-Vigier. — Prix annuel de 500 francs, créé par M' ne 
veuve Pierre Vigifr. Ce prix sera accordé à l’auteur du meilleur 
travail paru dans les deux dernières années sur la pharmacie 
pratique, et plus spécialement sur la composition ou l’essai des 
médicaments galéniques (Extrait du testament). Ce prix pourra 
être décerné en 1958. 

Prix Antoine et Félix-Balland (fondé en 1927). — Ce prix bien¬ 
nal est constitue par les arrérages d’un capital de 10.000 francs. 
Il est destiné à récompenser le meilleur travail (ne fût-ce qu’une 
simple note scientifique) ayant fait l’objet d’une présentation à 
la Société de Pharmacie, par lin pharmacien militaire jusqu’au 
grade de capitaine inclus, au cours des deux dernières années. Ce 
prix pourra être décerné en 1958. 

Prix de l'Association des Docteurs en Pharmacie. — L’Associa¬ 
tion des Docteurs en Pharmacie met annuellement à la disposi¬ 
tion de la Société de Pharmacie un prix de 500i francs, qui pourra 
être distribué sous la forme de médaille et sera destiné à récom¬ 
penser le meilleur travail imprimé paru dans l’année, sur un 
sujet intéressant l’Histoire de la Pharmacie. Ce. prix, réservé aux 
étudiants en Pharmacie et aux Pharmaciens français, pourra être 
décerné en 1958. 

Prix Prouzergue. Prix annuel de 300 francs, « destiné à 
récompenser le pharmacien, de préférence militaire, ayant pro¬ 
duit dans l’année le meilleur travail scientifique pur, ou la meil¬ 
leure thèse de doctorat en pharmacie » ( Extrait du testament). Ce 
prix pourra être décerné en 1958. 

Prix Choag-Champigng. — Prix annuel, d’une valeur variable, 
déterminée chaque année, attribuée par les héritiers de E. Choay, 
à un interne ou un ex-interne en pharmacie des Hôpitaux de 
Paris, digne d’intérêt en raison de sa situation et de la valeur de 
ses travaux scientifiques, travaux portant de préférence sur la 
chimie biologique. Ce prix pourra être décerné en 1958. 




— 74 — 


Prix. Mouneijrat. — Ce prix, de 100.000 francs, destiné à ré¬ 
compenser l’auteur de travaux de recherches inédits sur là chi¬ 
miothérapie ou la pharmacodynamie, sera décerné en 1958, en 
mémoire du Professeur Agrégé Antoine Mounkyrat. 

Prix du Syndicat Général de la Réglementation des Produits 
pharmaceutiques . — Prix annuel de 200.000 francs, destiné à 
récompenser un auteur ou plusieurs auteurs travaillant en col¬ 
laboration, de nationalité française, de préférence pharmaciens 
ou étudiants en Pharmacie, pour des travaux originaux ayant 
contribué à-enrichir les sciences se rapportant à la Pharmacie et, 
de préférence, à la Chimiothérapie. Ce prix pourra être décerné 
en 1958. 

Prix Mathilde Marvy-Deschiens. — Ce prix est constitué par 
les arrérages d’un capital de 200.000 francs, qui « seront distri¬ 
bués, si faire se peut, annuellement, à une jeune fille étudiante 
française, catholique, inscrite à la Faculté de Pharmacie de Paris, 
au sujet d’une thèse de Doctorat en Pharmacie » ( Extrait du 
testament ). Ce prix pourra être décerné en 1958. 

Prix de l’Ordre National des Pharmaciens. — Prix d’une va¬ 
leur de 100.000 francs attribués par l’Académie de Pharmacie 
comme suit : 

Années impaires. 

1° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un pharma¬ 
cien de nationalité française pour des publications -011 travaux 
concernant l’analyse médicale. 

2° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬ 
macien de nationalité française pour des travaux intéressant la 
législation, la jurisprudence, la déontologie ou la sociologie phar¬ 
maceutiques, l’Histoire de la Pharmacie, le Codex, ou plus géné¬ 
ralement, tous travaux.se rapportant aux attributions de l’Ordre 
National des Pharmaciens. 

Ces prix pourront être décernés en 1959. 

Années paires. 

3° Vn prix de 100.000 francs destiné à récompenser un phar¬ 
macien d’officine, de nationalité française, pour ses publications 
ou ses travaux honorant la profession, ou dont la vie profession¬ 
nelle peut être citée en exemple. 

4° Un prix de 100.000 francs destiné à récompenser un auteur 
ou plusieurs auteurs travaillant en collaboration, de nationalité 





— 75 — 


française, pharmacien ou non pharmacien, pour des travaux ori¬ 
ginaux ayant contribué à enrichir la thérapeutique d’un médica¬ 
ment nouveau. 

Ges prix pourront être décernés en 1958. 

L’Académie de Pharmacie se réserve de décerner les prix de 
l’Ordre des Pharmaciens à des personnes n’ayant pas fait acte 
de candidature, mais dont les travaux auront particulièrement 
retenu l’attention de la Commission. 

Les candidats aux prix de fondation doivent faire parvenir 
leurs travaux, en triple exemplaire, à l’Académie, avant la séance 
du mois d’octobre (premier mercredi) de l’année où ces prix sont 
décernés. 





— 76 — 


TABLE DES MATIÈRES. 




Liste des Membres de l’Académie . 

Composition du Bureau de la Société depuis 1803 . 

Composition du Bureau pour 1958 . 

Compte rendu de l’activité de l’Académie pendant l’année 1957, 

par TM. M. Lachaux, Secrétaire annuel . 

Allocution de M. M. Mascré, Président sortant . 

Allocution dé M. R. Lecoq, Président pour 1958 . 

« Gustave Patein (1857-1928) », par M. R. IVeitz . 

Rapports sur les Prix des Thèses présentées à l’Académie de 

Pharmacie .. 

Rapport sur le Prix Charles Leroy. 

Rapport sur le Prix Pierre Vigier ... 

Rapport sur le Prix de l’Association des Docteurs en Pharmacie. 

Rapport sur le Prix Prouzergue .. 

Rapport sur le Prix Choay-'Champigny . 

Rapport sur les Prix de l’Ordre National des Pharmaciens .... 

Rapport financier du Trésorier .... 

Rapport de la Commission des Finances . 

Prix de l’Académie de Pharmacie. Règlement . 


13 : 

16 

17 

23 

31 ' 

38 

49 

53 

55 

58 

59 

60 
62 


70 



Achevé d’imprimer le 20 Mars 1958. 

M. Declume, lmp. Lons-le-Saunier — 129-58-350. 

Mars 1958 « Dépôt légal 1 er trimestre 1958 - N" 4778 ». ||j 
Printed in France-